Climat : des écoliers gantois se rendent à pied à Bruxelles pour solliciter les élus

Une cinquantaine de jeunes ont marché pendant trois jours de Gand (Flandre orientale) vers Bruxelles pour inciter les élus politiques à agir en faveur du climat. Lundi matin, dès leur arrivée dans la capitale, ils ont rencontré le ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo, la ministre flamande de l'Environnement Joke Schauvliege (photo) et se sont entretenus avec le Sénat.

"Nous nous sentons impuissants car nous souffrirons des conséquences du réchauffement climatique, or nous n'avons pas de voix pour l'exprimer par les urnes. C'est pourquoi nous avons voulu nous faire entendre en marchant 70 km", ont expliqué les jeunes âgé de 10 à 19 ans.

"Si nous continuons à vivre comme nous le faisons maintenant, nous atteindrons une augmentation de 2°C déjà en 2040. J’aurai alors 35 ans, ce qui est jeune. Nous estimons donc qu’il faut agir d’urgence, pour rester sous la barre des 2 degrés de réchauffement climatique " indiquait Lotta Logghe à la VRT. "Nous n’avons pas encore 18 ans et ne pouvons donc pas encore voter, mais nous avons bien une voix. Que nous pouvons faire entendre. C’est pourquoi nous allons à la rencontre d’élus politiques ce matin " précisait Yasser Vandenbussche.

Répartis en délégations, ils ont exposé leurs craintes au Sénat et aux ministres Alexander De Croo et Joke Schauvliege. Ils ont également évoqué le rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), publié ce lundi, sur les effets du réchauffement climatique. Celui-ci "confirme qu'un réchauffement de 2°C n'est pas une option. Les ambitions climatiques doivent être revues à la hausse", a réagi la ministre Joke Schauvliege.

Les jeunes ont souligné que la Belgique ne faisait pas partie des pays les plus ambitieux. "Nous ne sommes pas à la traîne par rapport au reste de l'Europe. Nous éprouvons par contre bien des difficultés en matière d'énergies renouvelables. La transition a tardé, mais nous avons également moins de marge de manœuvre", a ajouté la ministre flamande de l’Environnement.