Malgré une plainte pour harcèlement, Lode Vereeck ne se met pas en retrait

Le sénateur (photo) qui est tête de liste pour l’Open VLD dans la commune limbourgeoise de Diepenbeek n’a pas l’intention de se mettre en retrait de la campagne électorale, malgré une enquête ouverte à son encontre à la suite d’une plainte pour harcèlement. C’est ce qu’il a expliqué ce mardi matin à la VRT, alors que la présidente des libéraux flamands Gwendolyn Rutten lui a demandé de "mener campagne en retrait". Sur Radio 1, il déclarait : "Ma section attend de moi que je me montre et que je mène campagne à fond "

Le sénateur Lode Vereeck, 53 ans, est visé par une plainte de l'Université de Hasselt, où il enseigne l'économie, pour harcèlement envers des étudiantes et doctorantes. "Je suis content que le parquet s'occupe du dossier, de sorte que la rumeur puisse s'évanouir. J'ai toute confiance en la Justice et j'espère que la clarté sera faite rapidement pour me disculper. Je coopérerai pleinement à une éventuelle enquête", avait déclaré le sénateur lundi.

"Je suis formel: je n'ai rien fait de répréhensible ou d'inapproprié", a-t-il répété ce mardi dans l’émission De Ochtend (Radio 1) de la VRT. "Je n’ai pas pointé quelqu’un du doigt et je n’ai pas utilisé de vocabulaire explicite "

Il a toutefois admis avoir mal estimé le fonctionnement des réseaux sociaux et avoir signé parfois d'un X - symbolisant un baiser - un sms. "Ce qui n’a peut-être pas plu à certaines personnes "

Par ailleurs, "le seul dossier concret dont j'ai connaissance porte sur le licenciement accéléré d'une doctorante. Elle n'a pas porté plainte et a répété à plusieurs reprises que tout était en ordre", a encore indiqué Lode Vereeck.

Le sénateur libéral affirme être victime d’une opération de destruction politique, à quelques jours des scrutins communal et provincial. Mais il déclare vouloir continuer à "travailler très dur" en vue des élections.