Christophe Ketels / COMPAGNIE GAGARINE

13 locataires sociaux seront expulsés de leur logement à Anvers en raison de propriétés à l’étranger

La ville d’Anvers va poursuivre 13 locataires de logements sociaux parce qu’ils sont propriétaires de biens immobiliers à l’étranger. L’information est donnée par la chaîne privée flamande VTM et a été confirmée à la VRT. La ville a effectué un contrôle sur la situation de 40 locataires, il s’avère que 13 d’entre eux possèdent une ou plusieurs maisons ou terrains à bâtir à l’étranger. La ville les fera expulser de leur logement social et ils devront aussi rembourser l'argent qu'ils ont ainsi injustement épargné.

La ville d’Anvers a ouvert 40 dossiers sur des locataires sociaux, soupçonnés de fraude. Une fraude a finalement bien été établie chez 13 d’entre eux.  Nul ne peut en effet prétendre à un logement social s’il est propriétaire d’un bien immobilier même à l’étranger.

Dans un des cas, il s’agit d’un homme possédant 14 maisons et terrains à bâtir au Maroc. Dans 5 cas, les locataires résident à l’étranger et ont sous-loués leur logement social à d’autres personnes.

En conséquent, la ville d’Anvers veut les faire expulser de leur logement social et les obliger à rembourser l'argent qu'ils ont pu économiser durant toutes ces années. Ils devront, par exemple, rembourser la réduction sociale dont ils bénéficiaient, à savoir, la différence entre le prix du marché locatif et le montant du loyer social qu'ils payaient. Cela peut représenter une somme considérable. Ainsi, la semaine dernière, un premier dossier a été mis au jour. Il s'agit d'une somme de 48 000 euros qui devra être remboursée.

Selon l'échevin anversois des affaires sociales Fons Duchateau (N-VA), c'est une coïncidence que les premiers résultats de cette enquête soient connus aujourd’hui, juste avant les élections communales : "J'ai commencé avec cela en septembre dernier, mais les partis SP.A, Groen et CD&V ont procédé à des manœuvres de retardement, ils ont déposé une plainte, pour raisons électorales, mais aussi bien le gouverneur, que le ministre de intérieure et de la justice ont estimé que je pouvais aller de l'avant.

Entre-temps, l'examen des 27 autres dossiers se poursuit. Selon l’échevin Fons Duchateau, son objectif n'est pas seulement de réduire la fraude, mais aussi de libérer des maisons pour ceux qui en ont vraiment besoin.