La Belgique à l’heure des élections communales et provinciales

Ce 14 octobre, les citoyens belges âgés d’au moins 18 ans, mais aussi les ressortissants d’un pays de l’Union européenne qui se sont inscrits avant le 31 juillet ou lors de précédentes élections et les ressortissants de pays hors de l’UE qui se sont inscrits et résident depuis au moins 5 ans de façon ininterrompue en Belgique sont appelés aux urnes. Afin d’élire pour 6 ans les nouveaux conseillers des 589 communes du pays, mais aussi les députés des 10 provinces et les membres des conseils des 9 districts anversois.
Dans les six communes flamandes de la périphérie bruxelloise à facilités linguistiques pour les francophones et dans les Fourons et à Comines-Warneton, on élira aussi les conseils des CPAS. Pour rappel, le vote est obligatoire en Belgique. Que faut-il encore savoir ?

Des 589 communes de Belgique, 19 sont situées dans la Région de Bruxelles-Capitale, 262 en Région wallonne - réparties sur cinq provinces -, et les 308 autres en Flandre, qui comprend également cinq provinces : Anvers, les Flandres occidentale et orientale, le Limbourg et le Brabant flamand.

Pour les cinq conseils provinciaux, il s’agira d’élire ce dimanche en Flandre 175 députés parmi les 1.417 candidats qui se sont présentés sur les listes provinciales des divers partis politiques. Les conseils des 9 districts anversois rassembleront un total de 221 membres, tandis qu’il faudra élire 67 membres pour les centres publics d'aide sociale (CPAS) des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise et les Fourons et Comines-Warneton.

Fusion de quelques communes en Flandre

La proposition de fusion avancée par le gouvernement flamand a été adoptée par quinze communes, qui n’en formeront plus que sept au total. Alors que les communales de 2012 concernaient encore 308 communes en Flandre, le scrutin local de ce dimanche permettra de former les conseils de 300 communes. Quelque 200.000 habitants du nord du pays vivront ainsi de facto dans une nouvelle municipalité à partir du 1er janvier 2019.

Concrètement, Meeuwen-Gruitrode et Opglabbeek (Limbourg) deviendront Oudsbergen; Aalter et Knesselare (Flandre Orientale) adopteront le nom d'Aalter; Kruishoutem et Zingem (Flandre Orientale) deviendront Kruisem; Deinze et Nevele (Flandre Orientale) conserveront le nom de Deinze; Puurs et Sint-Amands (Anvers) fusionneront jusqu'à leur nom en Puurs-Sint-Amands; Overpelt et Neerpelt (Limbourg) deviendront Pelt; et Lovendegem, Waarschoot et Zomergem formeront Lievegem (Flandre Orientale).

Dans ces communes, l'organisation des élections revêt un caractère exceptionnel. Les règles sont les mêmes, mais leur application a des effets inédits. Les listes comprennent les noms de candidats des différentes entités fusionnées et il n'y a qu'un bureau de vote principal par entité fusionnée. Le montant maximum autorisé des dépenses électorales est calculé sur base du nombre total d'électeurs dans les communes fusionnées.

Les fusions auront par ailleurs pour effet de réduire légèrement le nombre de mandats locaux à partager. En tout, la Flandre comptera 66 conseillers communaux de moins, selon un décompte effectué par l'Union des villes et communes de Flandre (Vereniging van Vlaamse Steden en Gemeenten -VVSG). Il y en aura 7.398 à élire, pour un total de 36.741 candidats sur les différentes listes communales.

Vote électronique ou sur papier au crayon rouge?

Alors que dans les 19 communes de la Région bruxelloise le vote se fera cette fois par voie électronique - avec un dispositif de contrôle papier -, dans les 262 villes et communes de la Région wallonne (à l'exception des 9 communes de la Communauté germanophone où le vote est électronique) il se fera uniquement sur papier avec crayon rouge, avec un comptage assisté par voie électronique.

En Flandre, la situation varie selon les communes. Dans 145 entités, on votera sur papier et dans les 163 autres par voie électronique via ordinateur. Dans les premiers, le vote devra se faire entre 8h du matin et 13h, dans les seconds entre 8h et 15h.

Au total, ce sont 6.093 bureaux de vote qui seront ouverts ce dimanche en Flandre et 1.902 bureaux pour compter les votes. A noter que les villes d’Alost (Flandre orientale) et Malines (province anversoise) permettront pour la première fois aux personnes aveugles de voter seules, grâce à un système vocal.

Qui sont les candidats ?

Les deux plus jeunes candidats qui se présentent en Flandre ont eu 18 ans ce 13 octobre. L’aîné des candidats sur les listes flamandes a 97 ans et demi.

L’âge moyen des candidats est de 48 ans et celui des têtes de listes est 50 ans.

Parmi les 36.741 candidats effectifs en Flandre, 348 (soit 0,95%) n’ont pas la nationalité belge. Il s’agit avant tout de Néerlandais, d’Italiens et d’Allemands. Seuls les non-Belges issus d’un pays de l’Union européenne peuvent se présenter sur une liste électorale communale.

A noter aussi que le nombre de candidats issus de l’immigration est en hausse sur listes. Dans les villes flamandes, les personnes issues de l’immigration représentent 14,3% des candidats aux élections communales, contre 9,5% en 2012 et 6,7% en 2006.

C'est Anvers (+8,6%) et Gand (+7,2%) qui enregistrent les hausses les plus sensibles.