Nicolas Maeterlinck

Les communes flamandes appellent le fédéral à l’aide pour leurs finances

L'Union des villes et communes flamandes (VVSG) demande au gouvernement fédéral de délier les cordons de sa bourse afin d'empêcher les finances de plusieurs entités de plonger dans le rouge dès l'an prochain. Les pensions de fonctionnaires et le taxshift leur pèsent particulièrement lourd. "Nous sentons qu'il devient impossible de nous en sortir", a déclaré Mieck Vos, la directrice de l’Union, sur le plateau de l’émission "De Markt" sur la VRT.

L’Union des villes et communes flamandes (VVSG) demande au gouvernement fédéral de venir en aide aux communes dans le versement des pensions aux statutaires de la fonction publique communale, qui sont normalement payées par les autorités locales. Même si les finances communales sont saines de manière générale, la VVSG craint que les nouvelles administrations ne soient directement accablées de dettes si le fédéral n'intervient pas.

Bon nombre de fonctionnaires vont prochainement partir à la pension, ce qui va faire exploser les dépenses des communes dans les prochaines années. "En sept ans, nous allons recevoir des chiffres que nous ne pourrons plus contrôler", explique l'Union. Actuellement, les pensions pèsent 450 millions d'euros par an, mais cette somme devrait augmenter de 32,5% pour atteindre les 600 millions d'euros ».

"Parallèlement, les rentrées ont baissé. Le taxshift a diminué l'impôt des personnes physiques et donc les centimes additionnels destinés aux communes", précisait Mieck Vos à la VRT (photo). Le glissement de la fiscalité coûte aux communes environ 2% de leurs revenus fiscaux, soit 200 millions d’euros, indique encore la directrice de la VVSG.

Elle précisait également que les communes flamandes ont dû faire face cette année à des dépenses accrues. Elles ont investi en moyenne 6,5% de plus que les années précédentes. Et comme la modération était de mise pour ne pas mettre en péril les caisses communales très sollicitées, on a nettement moins assisté cette année à la tradition très répandue de faire encore vite rénover des places, asphalter des routes ou placer des casse-vitesse et ronds-points à la veille des élections communales.