Des élections très locales en Flandre, estiment les éditorialistes

Les résultats des élections communales et provinciales montrent que les enjeux ont été très locaux en Flandre, observent les éditorialistes flamands ce lundi matin. La grande constante est la victoire des écologistes de Groen, qu'il restera à confirmer dans les négociations, la résurgence du parti d’extrême droite Vlaams Belang, ranimé par la campagne identitaire de la N-VA, et la défaite du parti socialiste SP.A.

Hormis cette constante, l'analyse permet de mettre au jour un paysage clairsemé, note Jan Segers dans Het Laatste Nieuws: l'Open VLD réussit avec ses grandes figures là où le parti recule globalement, le CD&V devient un parti populaire de moins en moins imposant mais qui reste incontournable et la N-VA ne parvient pas, avec le succès d'Anvers, à cacher un premier ressac depuis sa fondation.

Pour les socialistes du SP.A, il est trop tard, juge l'éditorialiste: ils ne se remettront pas en 2019 lors du scrutin fédéral. Le sort du président de parti John Crombez est lié à celui de la majorité à Gand, qui risque de basculer au profit d’un bourgmestre libéral.

Pour Bart Haeck du quotidien financier De Tijd, une des surprises des élections est que la Suédoise est relativement épargnée par l'électeur et "si le Premier ministre Charles Michel paye aujourd'hui les pots cassés, la faute n'est pas celle de ses partenaires flamands de coalition, mais de son propre MR, qui se prend des claques à Bruxelles".