Le CD&V est resté localement le premier parti en Flandre

Le soulagement dominait, ce lundi, au bureau des démocrates-chrétiens flamands, leur parti étant resté localement le premier de Flandre. Comme à l’issue des élections de 2012. "Nous en sommes à 100 bourgmestres et de nombreuses majorités doivent encore être formées", soulignait le CD&V en matinée, après avoir craint une vague N-VA.

Le parti de Bart De Wever n'est pas parvenu à faire vaciller l'ancrage local des démocrates-chrétiens flamands, hormis dans la province d'Anvers. En 2012, le CD&V était le parti le plus important dans 139 communes et 137 bourgmestres étaient issus de ses rangs.

Six ans et une fusion des communes plus tard, "nous sommes le premier parti dans 120 localités et nous comptons déjà 100 bourgmestres", a indiqué le porte-parole Steffen Van Roosbroeck. "En 2012, nous avions la majorité absolue dans 50 communes. Aujourd'hui, c'est le cas dans 47 localités, ce qui est un beau statu quo".

Quant aux résultats décevants à Anvers et la perte de villes comme Ypres et Hasselt, ils sont compensés par des victoires dans d'autres communes, dont Bruges, Genk, Beringen (photo) et Lommel, a encore souligné le parti.

Ypres: pour la première fois une femme bourgmestre

Pour la première fois en cent ans, il n'y aura pas de bourgmestre démocrate-chrétien à Ypres, en Flandre occidentale. Le CD&V, qui reste pourtant le premier parti, a été écarté au profit d'une coalition regroupant Open Ieper, N-VA et SP.A.

Emmily Talpe (Open Ieper) devient bourgmestre (photo, à g.). Elle est la première femme à jamais occuper ce poste à Ypres.

Le CD&V a reçu une véritable gifle ce dimanche, passant d'une majorité absolue de 52,8% à 28,7% des voix. La nouvelle coalition d'Ypres comptera 17 sièges sur 31. Le CD&V (et sa candidate bourgmestre Katrien Desomer - photo à dr.) reste toutefois le plus important parti avec 10 sièges.