Deux huissiers débarquent à une conférence sur l’authenticité de la collection controversée de Toporovski

De nouvelles preuves montrent clairement et indiscutablement que les oeuvres de la collection controversée Toporovski exposées au Musée des beaux-arts de Gand (MSK) l'année dernière sont authentiques, a affirmé durant une conférence de presse la directrice de l'institution, qui a été suspendue depuis lors. 

Selon Mme de Zegher, il s'agit de preuves matérielles et techniques issues de laboratoires de recherche scientifique spécialisés en art avant-gardiste russe.

"Au total, 12 des 24 oeuvres ont été testées et analysées, et toutes ont été confirmées et placées dans l'époque qui leur est attribuée. Et ce grâce à des preuves scientifiques qui authentifient l'âge des matériaux et la datation de leur utilisation", a-t-elle indiqué.

Catherine de Zegher avait été suspendue de son poste en mars dernier après la mise en doute de l’authenticité des oeuvres dusses avant-gardistes du collectionneur Igor Toporovski. La directrice avait alors été accusée de mauvaise gestion. 

Scène inédite

Deux huissiers de justice sont arrivés juste avant le début de la conférence de presse avec une requête unilatérale de cinq experts et marchands d’art. Les huissiers devaient enregistrer tout ce qui s’est dit lors de la conférence de presse, sous peine d’une amende de 50.000 euros.

"Nous laissons les huissiers faire leur travail. Mais c’est tout de même très particulier. Je n’ai jamais vécu ça", a commenté le porte-parole de la directrice, Leo Neels.