Le projet de contrat de gestion de la SNCB soulève des critiques

L’une des propositions contenue dans le nouveau projet de contrat de gestion de la SNCB rencontre beaucoup d’opposition. L’information est donnée par le quotidien Het Nieuwsblad. La SNCB veut économiser du personnel et propose donc d'exploiter des trains sans accompagnateurs et seulement avec un conducteur à bord. "Mais les contrôleurs sont essentiels pour la sécurité", estiment les syndicats des chemins de fer. Le porte-parole du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) a souligné qu'il ne s'agissait que d'un document de travail.

Parmi les mesures proposée, il y a celle qui prévoit de travailler avec moins de contrôleurs afin d'améliorer l'efficacité. Autour des villes et dans des zones à la densité de population moyenne, les trains pourraient circuler sans accompagnateurs de train pour contrôler les billets. Ce système est en place depuis longtemps en Grande-Bretagne, mais aussi en Suisse, en France et en Allemagne.

Cette mesure rencontre beaucoup de résistance. Les syndicats redoutent des transports en commun moins sûrs sur le rail. "Les accompagnateurs de train sont essentiels pour la sécurité", déclare Luc Piens su syndicat chrétien flamand ACV. "En cas d’accident, par exemple, il peut informer et accompagner les voyageurs. Un conducteur seul ne peut pas faire face à cette situation parce qu'il doit s'occuper de l'aspect technique de l'incident".

Un avis que partage Marc Lauwers, du syndicat libéral flamand VSOA. "Un accompagnateur de train fait plus que de simplement poinçonner des billets. Ils assure également la sécurité. Par exemple, aux heures de pointe, avec des milliers de passagers sur le quai, comment peut-on laisser partir un train en toute sécurité sans accompagnateur ? On ne peut pas envisager cela pour le moment".

L’organisation de défense des usagers des transports en commun Train-Tram-Bus n’apprécie pas non plus cette mesure. "Ce système ne peut fonctionner que si un certain nombre de conditions préalables sont remplies ", déclare Peter Thoelen de Train Tram Bus. "J'aimerais savoir à qui les voyageurs pourront poser leurs questions lorsqu'il n'y aura plus d'accompagnateur. Il faut aussi éviter qu'un certain nombre de voyageurs sans billets ne soient pas contrôlés. Les barrières dans les gares pourraient être une solution, mais elles ont aussi un prix de revient".

Document de travail

Le porte-parole du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) souligne qu'il ne s'agissait que d'un document de travail qui a fait l'objet d'une fuite. Il ajoute qu'il n'y a pas d'accord sur le nouveau contrat de gestion tant qu'il n'y a pas d'accord sur tous les points. Il regrette donc que le document ait fait l'objet d'une fuite car les négociations risquent d'être difficiles.