Les poêles à bois devront émettre la moitié de substances nocives en moins d'ici 2030

Les chauffages à bois devront être beaucoup plus respectueux de l'environnement d'ici 2030. Les poêles à bois, les poêles à pellets et les feux ouverts devront émettre la moitié de polluants en moins par rapport à 2016. L'objectif est également de mettre d’ici-là, hors service, tous les poêles vétustes. Cette mesure a été approuvée par le gouvernement flamand, le secteur des poêles à bois et les associations environnementales dans le cadre d'un "Green deal".

Les poêles à bois émettent beaucoup de particules fines, de suie, de HAP cancérigènes ( hydrocarbures aromatiques polycycliques) et de dioxines. Un poêle moderne de la dernière génération émet ainsi quatre fois moins de particules fines qu’un poêle au charbon.

Selon l'Agence flamande pour l'environnement (VMM), les chauffages au bois sont responsables de 35% des émissions totales de particules fines. Ce n'est donc pas seulement mauvais pour l'environnement, mais aussi pour la santé publique.

Le Green deal devrait changer cela. Le document devait être présenté ce lundi matin mais la rédaction de la VRT a pu déjà le consulter.

Il a été convenu, entre autres, que les poêles à bois seront autorisés à émettre la moitié de quantité de substances nocives d'ici 2030 par rapport à 2016. D'autres mesures seront prises pour mettre hors service tous les anciens appareils de chauffage d'ici là. Il ne s'agit pas d'une interdiction brutale, même si, selon ce Green deal, au moins 50% des chauffages à bois devront être mis hors d’usage.

Ce Green deal prévoit aussi de mieux cartographier les émissions. Il examine aussi la manière d’enregistrer ces poêles et comment effectuer des contrôles pour une meilleure utilisation des installations de chauffage domestique.

L’organisation de défense de l’environnement le Bond Beter Leefmilieu (BBL) se réjouit de l'existence d'un accord sur les émissions des chauffages à bois. "Mais on pourrait encore aller encore plus loin ", a estimé Benjamin Clarysse. "C'est une occasion manquée que ce Green deal n’aille pas plus loin. Il s'agit d'un accord spécifique avec le secteur du chauffage à bois mais pas avec d'autres secteurs. On n'a donc pas suffisamment réfléchi aux solutions alternatives, comme les pompes à chaleur ", conclut Benjamin Clarysse.