La Santé publique réclame de plus petites boîtes de somnifères

Le ministère de la Santé publique a demandé à l'industrie pharmaceutique de commercialiser des boîtes de somnifères contenant moins de médicaments. C’est ce qu’écrivent ce lundi les journaux du groupe Mediahuis. "Il y a trente voire soixante pilules par emballage, ce qui augmente le risque d'addiction et d’effets secondaires, comme des problèmes de mémoire et de concentration", estime Thierry Christiaens (UGent). Dix pilules par boîte serait largement suffisant, estime la ministre de la Santé Maggie De Block.

De nombreuses personnes en Belgique consomment des médicaments pour s'endormir. Il s'agit surtout de femmes et de personnes âgées. Un individu sur dix de plus de 55 ans prend des somnifères. La proportion de consommateurs monte à un sur cinq après 75 ans. Les médecins sont aussi souvent trop prompts à prescrire des somnifères.

"La Belgique est très petite, mais nous faisons partie des plus gros consommateurs de somnifères", constate Thierry Christiaens, président de la commission Santé.

Ces pilules ne sont nécessaires que dans les cas de problèmes de sommeil aigus, selon les experts. Elles sont très addictives et peuvent provoquer des problèmes de concentration ou des chutes en raison de somnolences. Alors que les médecins ne prescrivent en général des somnifères que pour une courte durée, les grandes boîtes de 30 ou 50 pilules inciteraient les patients à prendre les somnifères plus longtemps. Ce qui accroit le risque de leur addiction.

Pharma.be, l’association générale de l’industrie du médicament, n'est pas opposée à la demande du ministère de la Santé publique, pour autant que les grosses boîtes soient toujours disponibles. Medaxes, la fédération des producteurs de médicaments génériques, souligne de son côté que de plus petits paquets augmentent le prix par pilule, que ce soit pour le consommateur ou le producteur.