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Des pharmaciens tirent la sonnette d'alarme : 413 médicaments sont actuellement indisponibles

Cette année, 413 médicaments sont actuellement indisponibles pour les patients en Belgique, prévient l'Association pharmaceutique belge. Une association professionnelle de pharmaciens indépendants. Le problème s’aggrave de jour en jour et est dû en partie au système de contingentement. Une solution a été envisagée mais notre pays attend encore l’avis de la Commission européenne.

Le contingentement (quota) des médicaments est une pratique qui est appliquée par des firmes pharmaceutiques en Belgique et dans d’autres pays de l’Union européenne. Le principe consiste à se baser sur les chiffres de consommation des années précédentes pour calculer la quantité de médicaments qui doit être produite annuellement pour répondre aux besoins du marché belge.

La commercialisation de certains médicaments spécifiques en dehors du territoire belge, peut entrainer l’indisponibilité de ces médicaments en Belgique.

Pour le patient, cela signifie que son médicament n'est de toute façon pas disponible, et selon les chiffres non officiels de l’APB indiquent qu'il y a une nette augmentation du nombre de médicaments indisponibles : en juin 2016, 328 médicaments étaient indisponibles, en janvier 2016 déjà 463, soit une augmentation de 41 % environ.

Parmi les 5 des médicaments les plus couramment utilisés, il y a un vaccin contre l'hépatite, des injections contre les caillots sanguins, un produit d'inhalation pour le traitement de l'asthme, un antidépresseur et un traitement contre l'épilepsie. Il s'agit de traitements que le patient ne peut pas interrompre ou remplacer par une alternative, selon l'APB.

Parmi les médicaments pour lesquels il y avait une autre raison d’indisponibilité, il y a un médicament anticancéreux, pour lequel il existe une alternative identique sur le marché belge. Cette molécule a ensuite été importée de l'étranger. C'est une solution que l'Agence Fédérale des Médicaments de l'AFMPS a souvent utilisée dans le passé, mais parfois cela peut prendre des semaines avant que la procédure aboutisse.
Au sein de l’AFMPS, il existe 2 groupes de travail qui ont élaboré des solutions alternatives. Toutefois, une solution pour les médicaments indisponibles attend depuis un certain temps déjà l'avis de la Commission européenne.

L’AFMPS demande des solutions soient rapidement mises en œuvre car, selon l'association, l'indisponibilité des médicaments constitue "un danger pour la continuité des soins, et donc pour la santé du patient".