Des "loverboys" forcent de jeunes néerlandaises à se prostituer dans des bordels en Belgique

De plus en plus d'adolescentes sont forcées à se prostituer par des "loverboys". C'est ce qu'affirme l'ONG néerlandaise Terre des Hommes, qui a co-fondé le point de contact "Watch Nederland". Ce phénomène traverse également les frontières. Terre des Hommes a mis en garde la Ville d'Anvers et le parquet à ce sujet.

C’est un phénomène qui existe depuis des années mais le proxénétisme d'adolescents par des "loverboys" se fait à présent via les réseaux sociaux.

"Les loverboys ne prennent plus le temps de séduire une jeune victime en lui offrant des cadeaux, à présent, cela va beaucoup plus vite. Le proxénète prend contact avec une jeune fille via les réseaux sociaux et demande à sa victime une vidéo ou une photo à caractère sexuel. Il utilise ensuite ces photos ou vidéos pour faire du chantage et obliger la fille à se prostituer" explique Gideon van Aartsen de l’ONG Terre des Hommes.

Selon lui, des jeunes filles mineures peuvent être ainsi forcées à se prostituer après à peine un journée. Les proxénètes qui sont eux-mêmes très jeunes scrutent les réseaux sociaux à la recherche de proies faciles, des jeunes filles ou de jeunes garçons vulnérables. Ce proxénétisme a explosé et est à présent transfrontalier.

Gideon Van Aartsen parle d’une augmentation du trafic transfrontalier de victimes. "Des jeunes filles ou de jeunes garçons belges sont forcés à se prostituer aux Pays-Bas et des jeunes filles et jeunes garçons néerlandais le sont en Belgique. Ces victimes sont dès lors encore plus isolées".

Terre des Hommes a eu des contacts avec la ville d'Anvers et avec le parquet. La police d'Anvers n'a pas fourni de chiffres exacts sur le nombre de cas d'adolescents victimes de ces "loverboys".  Il semble que le nombre de dossiers ait énormément augmenté depuis 2014. Cela ne signifie pas nécessairement qu'il y ait plus de cas mais que le problème est peut-être simplement devenu beaucoup plus visible.