Bientôt un tiers de femmes à la direction de la Banque nationale ?

Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) a proposé au gouvernement un grand "plan de modernisation" de la Banque nationale de Belgique (BNB). D’ici 2023, le Conseil de régence devra être constitué d’au moins un tiers de femmes. La réforme prévoit également moins de mandats, et une baisse des salaires dans l’institution. 

La réforme de Johan Van Overtveldt intervient à la suite des remous provoqués par la nomination de Steven Vanackere (CD&V) comme directeur de la Banque nationale. Ce dernier doit succéder à Marcia De Wachter, dont le mandat était arrivé à terme. A la suite de ce changement, plus aucune femme ne siège au sein de la direction de la BNB.  

Le "plan de modernisation" prévoit une augmentation du nombre de femmes au sein des fonctions dirigeantes. "Les entreprises privées ont pour obligation d’avoir des femmes à leur direction. La Banque nationale doit suivre cet exemple", a commenté le ministre des Finances lors de la matinale de Radio 1 (VRT).

Moins de mandats

Le plan prévoit également que le nombre de mandats  (1.900) soit nettement réduit.  Ainsi, le Collège des censeurs, qui fait office de comité d'audit, sera supprimé. Le nombre de membres du Conseil de régence - le conseil d'administration de la Banque nationale - sera réduit de dix à huit. Le nombre de sous-directeurs - 26 actuellement - sera également réduit.

Les généreux salaires des membres de la direction seront analysés et comparés avec les rémunérations (plus faibles) qui ont cours dans les banques centrales des autres États membres de l'Union européenne.

Les cabinets des partis au gouvernement mèneront ce jeudi leurs premières discussions sur la proposition de Van Overtveldt. Dès qu'un accord sera trouvé, elle sera soumise au gouvernement.