Le taux d'emploi des non-ressortissants de l'UE "préoccupant" en Flandre

Le taux d'emploi parmi la population avec un passé migratoire en Flandre a atteint 59,6% en 2016, soit 16,5% de moins que le groupe sans un tel parcours. C'est principalement chez les non-ressortissants de l'UE (53,1%) que la situation est préoccupante, selon des statistiques du Steunpunt Werk de Louvain, l'un des centres de connaissances flamands qui développe une expertise scientifique en matière de suivi des politiques et d'analyse du marché du travail. Le taux d'emploi correspond à la part de la population des 20 à 64 ans qui travaillent.

"Le groupe d'origine non européenne établit un score nettement moins bon que les autres groupes. Il n'a en outre initié aucun mouvement de rattrapage depuis 2012", constate le Steunpunt Werk. L'augmentation de 1,8% en la matière sur cette période est cependant conforme à l'évolution de la moyenne des autres groupes issus de l'immigration. Le score des ressortissants des 28 Etats membres de l'UE a, de son côté, augmenté de 4,3% de plus que la moyenne.

En 2016, le taux de chômage des groupes issus de l'immigration (16,2%) était, pour sa part, au moins trois fois supérieur à celui des autres groupes (5,3%). En comparaison avec 2012, cet écart est à peu près stable. Avec un résultat de 21,9%, les ressortissants hors UE ont ici aussi obtenu les résultats les moins favorables pour cet indicateur. Le chômage les concernant a diminué de 0,8% sur la période 2012-2016.

Cette position défavorable des personnes issues de l'immigration hors UE sur le marché du travail s'explique par le fait qu'elles sont souvent moins instruites, maîtrisent moins le néerlandais et disposent d'un capital social moindre pour trouver un emploi.

Les femmes au sein de ce groupe sont en outre moins actives sur le marché du travail. La discrimination et le fait que le marché du travail flamand se concentre plutôt sur des personnes hautement qualifiées sont d'autres facteurs explicatifs.