La ville d’Aarschot prête à présenter une nouvelle coalition

L'Open VLD, le SP.A et la N-VA ont conclu mardi après-midi un accord de majorité pour la prochaine législature communale à Aarschot qui fait de la présidente des libéraux flamands, Gwendolyn Rutten (photo), la prochaine bourgmestre de cette commune du Brabant flamand. La présidente d’Open VLD l’a annoncé via Facebook, tout en soulignant que la commune rencontre un certain nombre d’obstacles de procédure.

L'Open VLD est sorti grand vainqueur du scrutin communal du 14 octobre dernier à Aarschot en remportant dix sièges (6 de plus qu’au précédent scrutin communal). Les libéraux ont dès lors invité le SP.A (quatre élus) et la N-VA (trois sièges) à négocier la formation d'une coalition. Ils rejetaient ainsi, pour la première fois depuis trente ans, le CD&V (sept élus) dans l'opposition après que celui-ci ait essuyé la perte de cinq sièges.

Cet accord de majorité sera présenté vendredi à la presse, a indiqué Gwendolyn Rutten via les médias sociaux. "Le texte de vision est presque prêt et nous verrons, dans le courant de cette semaine, avec les partenaires qui ils veulent déléguer au collège échevinal". Rutten précisait également que certaines difficultés de procédure se présentent.

Le parti socialiste avait en effet conclu de longue date un pré-accord avec le CD&V du bourgmestre sortant André Peeters et les écologistes de Groen à Aarschot. Les trois partis avaient même signé avant les élections un "acte de présentation". Or, il manque maintenant à ces trois partis un siège pour obtenir la majorité, et Open VLD est devenu incontournable. "L’électeur en a décidé autrement. La nouvelle direction et moi-même en tant que candidate bourgmestre ont reçu un mandat clair", déclarait Rutten.

La nomination de la bourgmestre retardée

Le problème est qu’un acte de présentation ne peut être signé qu’une seule fois. Or, divers conseillers municipaux avaient déjà mis leur signature sur ce document. La bourgmestre ne pourra donc être désignée qu’après l’installation du conseil communal d’Aarschot, et pas avant.

Le gouvernement flamand devra en effet d’abord constater que l’acte du bourgmestre sortant André Peeters ne compte pas suffisamment de signatures. Ce n’est qu’après cela que la bourgmestre pourra être désignée. Il faudra donc organiser deux conseils communaux d’affilée, pour installer le collège échevinal dans son entièreté.

"Dommage " déclare Gwendolyn Rutten. Avec cette mise en garde à peine déguisée : "Nous avons demandé à la coalition sortante de mener une gestion prudente et de ne pas pousser des décisions avec lesquelles la nouvelle coalition ne pourrait pas être d’accord. Nous voulons ainsi par exemple être très prudents avec les nouveaux recrutements ou les nominations statutaires "

Et la future députation permanente du Brabant flamand ?

La fin des négociations à Aarschot a aussi permis de confirmer la composition de la future députation permanente du Brabant flamand, qui sera composée de la N-VA, du CD&V et de l'Open VLD pour les six années à venir.

C'est la première fois que les nationalistes flamands grimpent dans la majorité brabançonne flamande depuis la création de la province en 1995. Leur arrivée fait basculer le SP.A et Groen dans l'opposition au niveau provincial.