"Nuisances" à la gare du Nord: "Weyts admet l'échec de la politique de Francken et Jambon"

Selon le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (DéFI), la menace du ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N-VA) de fermer les arrêts de De Lijn à la gare du Nord confirme l'échec des deux membres de la N-VA au gouvernement fédéral. La société flamande des transports en commun a donné vendredi comme échéance le 23 novembre à la Région bruxelloise pour s'attaquer aux "nuisances" aux abords de la gare du Nord, sans quoi elle déplacera ses arrêts à partir du lundi 26.

Il y a deux jours, Ben Weyts avait menacé de fermer les arrêts De Lijn de la gare du Nord. D’après lui, les premiers froids poussent certains sans abris, notamment des transmigrants selon le ministre N-VA, à trouver refuge à cet endroit, ce qui engendre une hausse de l’insécurité pour les chauffeurs et les navetteurs, et des problèmes d’hygiène.

Selon le bourgmestre de Schaerbeek, cette menace confirme l’échec des politiques fédérales du ministre de l’Intérieur Jan Jambon, et du secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, tous deux N-VA. "C'est une conséquence de la politique que Francken et Jambon vont chercher en Flandre et transposent ici", a-t-il avancé, en faisant référence à la fermeture des parkings le long des axes autoroutiers.

"La police est présente de trois à quatre fois par jour à la gare du Nord et aux alentours. Mais comme il n'y pas de solution à la présence de ces migrants, elle se limite au maintien de l'ordre et à des cas comme l'ivresse (sur la voie publique) ou les vols. Tous ces faits ne sont pas causés par des migrants", a affirmé Bernard Clerfayt à l'agence Belga.

D’après lui, le terrain sur lequel se trouvent les arrêts de bus de De Lijn est loué et considéré comme une propriété privée. La police de Schaerbeek y patrouille. "Mais ce n'est pas notre tâche de le garder de manière permanente. De Lijn peut parfaitement le fermer comme terrain privé", a-t-il ajouté.

Ultimatum

De Lijn dispose de huit quais sous la gare du Nord, servant de terminus à 30 lignes. Jeudi, la société de transport en commun publique flamande De Lijn a donné jusqu'au 23 novembre à la Région bruxelloise pour s'attaquer aux "nuisances" aux abords de la gare du Nord, sans quoi elle déplacera ses arrêts à partir du lundi 26.

Dans son communiqué, De Lijn menace de déplacer ses arrêts devant la tour BNP Paribas pour les arrivées, et à la place Rogier pour les départs. "Malgré divers contacts avec les autorités compétentes, nous avons constaté que la situation ne s'améliorait pas pour nos voyageurs et nos employés. Nous avons vraiment atteint la limite. Nous serons obligés d'adapter l'offre à Bruxelles-Nord si la Région bruxelloise n'intervient pas", menace Roger Kesteloot, directeur-général de De Lijn. "La correspondance du bus vers le train sera certes moins facile, mais nous ne pouvons accepter que nos employés et nos passagers soient les victimes de cette impasse". 

De Lijn ajoute que des budgets sont prêts pour la création d'un nouveau terminal bus à la gare du Nord. La compagnie flamande affirme qu'elle n'attend plus que l'octroi du permis d'urbanisme. Ben Weyts dit avoir écrit jeudi une lettre adressée au ministre-président bruxellois Rudi Vervoort et au ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet, les incitant à octroyer rapidement ce permis.