L’agent de joueurs Dejan Veljkovic passe un accord avec la justice en vue d’une réduction de peine

L'agent de joueurs Dejan Veljkovic a été libéré mardi par la chambre du conseil de Tongres sous de strictes conditions, indique son avocat Kris Luyckx sur Twitter. L'homme est inculpé dans l'enquête autour de suspicions de fraude, corruption et faits d'organisation criminelle dans le football belge.

Dejan Veljkovic avait été arrêté début octobre, cet agent de joueurs influent est suspecté d’être le personnage clé dans la vaste enquête pour fraude et corruption dans le monde du football belge.

Ce Serbe de 48 ans est lui-même suspecté de blanchiment d’argent, de participation à une organisation criminelle et de corruption. Il doit comparaître ce mardi devant la Chambre du conseil , qui devrait décider si Veljkovic peut être remis en liberté sous condition.

Plus tôt mardi, on avait appris que Dejan Veljkovic collaborait avec la justice et avait reçu du parquet fédéral le statut de repenti. Il sera le premier en Belgique à bénéficier de cette possibilité. "La loi sur les repentis en vigueur depuis septembre est utilisée aujourd'hui pour la première fois. Un instrument pour obtenir des informations cruciales dans le cadre de recherches difficiles", a commenté le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) sur Twitter.

Le rôle de Veljkovic ne doit pas être sous-estimé. Ces dernières années, il a mis en place des constructions financières en collaboration avec plusieurs grands clubs de football belges – le KV Mechelen, le Racing Genk, Lokeren, le Club de Bruges et le Standard. Ainsi, selon le parquet fédéral il aurait obtenu des dessous de table. Les joueurs pour lesquels il était intervenu auraient également reçu des commissions et des rémunérations cachées. Il aurait aussi joué un rôle dans les matchs truqués.

 

"Il va apporter toute transparence à l'enquête"

Selon son avocat Kris Luyckx, Velkjovic apportera une transparence totale aux dossiers. "Veljkovic a expliquer clairement toutes ses activités en tant qu’agent de joueurs. Selon son avocat, il aurait rapidement compris ce qui avait mal tourné dans le passé. "Il travaillait dans un secteur où l'absence de normes était l'habitude et ne pouvait pas revenir en arrière. C'est pour ça qu'il a commencé à parler. Mais, selon son avocat, il ne serait pas le seul responsable.