Pacte de l'Onu sur les migrations : le CD&V disposé à "écouter" les objections de la N-VA

Le CD& V est disposé à écouter les objections de son partenaire de coalition, la N-VA, à propos du Pacte des Nations unies sur les migrations, mais estime que le Premier ministre Charles Michel doit tenir sa parole et que la Belgique doit signer ce texte non contraignant le mois prochain au Maroc, a indiqué jeudi le chef de groupe des sociaux-chrétiens à la Chambre, Servais Verherstraeten. 

"Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain", a affirmé M. Verherstraeten lors de l'émission "De Ochtend" de la chaîne publique flamande VRT, en estimant que le gouvernement survivra à la crise née des réserves à une signature exprimées par le parti nationaliste.

Les tensions sont vives entre partis de la coalition gouvernementale à propos de ce pacte qui doit être formellement adopté lors d'une conférence à Marrakech (Maroc), le 10 et 11 décembre prochains.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a rappelé mardi l'opposition de son parti au Pacte en raison des problèmes qu'il pourrait susciter tout en soulignant qu'il ne cherchait pas à mettre le Premier ministre en difficultés.

La N-VA est toutefois isolée dans ce dossier, le MR de M. Michel et l'Open Vld soutenant la signature du Pacte, de même que le CD& V.

M. Verherstraeten s'est déclaré surpris par les critiques soudaines de la N-VA envers le Pacte, en discussion depuis deux ans et auquel le Premier ministre avait apporté son soutien depuis la tribune des Nations unies en septembre dernier.

Le député a souligné que le texte contenait de bonnes choses et est "par essence un bon pacte". Mais comme de plus en plus de pays se posent des questions à propos de ce texte, le CD& V est disposé à écouter les objectifs de la N-VA. "Mais cela doit être basé sur des faits", a souligné M. Verherstraeten.

Selon lui, réécrire tout le Pacte est "un voeu pieux". "Nous ne devons jeter le bébé avec l'eau du bain", a-t-il déclaré.