Anvers s’affaisse chaque année de quelques millimètres

La zone autour du quartier de Linkeroever (photo), sur la rive gauche de l’Escaut, et les terrains portuaires qui avoisinent le village de Doel s’affaissent le plus chaque année. C’est ce qu’indique le quotidien De Morgen, sur base d’une nouvelle carte d’affaissement du sol néerlandaise. Elle a été réalisée à l’aide de 31 millions de points de mesure, qui peuvent être vérifiés presque quotidiennement.

Stijn Temmerman, professeur en sciences de la terre à l’Université d’Anvers, suppose que l’affaissement du sol dans la métropole est "la conséquence du dragage de sédiments sur l’ancien terrain de polders, qui avait été réalisé pour rehausser et assécher les terrains portuaires". Ces sédiments "doivent se tasser, et l’eau dans les pores va très lentement en être drainé". D’autre part, la nouvelle couche fait pression sur la couche de polder qui se trouve en-dessous.

La bonne nouvelle semble être que ce tassement n’ait rien à voir avec les changements climatiques, contrairement à ce qui se passe aux Pays-Bas. "Ces processus sont limités dans le temps et ne durent sans doute pas cent ans", estime Stijn Temmerman.

A hauteur des anciennes mines de charbon limbourgeoises, on constate par contre un rehaussement progressif du sol, qui atteint 6 millimètres à Houthalen. "La nappe phréatique avait été maintenue basse de façon artificielle à l’époque, afin que les couloirs de la mine ne soient pas inondés. Plus tard, l’eau de la nappe phréatique est monté. Ce qui pousse lentement le sol vers le haut", explique Temmerman. Il s’agit là aussi d’un processus limité dans le temps.