"La décision de ne plus desservir les arrêts de Bruxelles-Nord est une mesure temporaire"

"Le fait qu’à partir de lundi les bus de la société flamande de transport en commun De Lijn ne desserviront plus les arrêts de la Bruxelles-Nord n’est qu’une mesure temporaire" c’est ce qu’a déclaré le directeur-général de De Lijn, vendredi soir lors de l’émission Terzake (VRT). "Dès qu'une solution décente et acceptable pour nous, sera trouvée nous utiliseront à nouveau ces arrêts".

La décision de De Lijn de ne plus desservir les arrêts situés à la gare de Bruxelles-Nord avait provoqué une passe d’armes entre d’une part le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N-VA) et le secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations Theo Francken (N-VA) d’une part, et le bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt (Défi) et le ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale Rudi Vervoort (PS), d’autre part.

Roger Kesteloot, directeur général de De Lijn, a déclaré vendredi soir dans "Terzake" qu'il "ne voulait absolument pas s'immiscer dans ces querelles politiques".
Il estime avoir déplacé l'arrêt de bus de Bruxelles-Nord à la Place Rogier voisine "parce que, selon son personnel, la situation dans la gare Nord était devenue intenable, à cause de l'odeur d'urine et des excréments qui jonchent le sol". Selon Kesteloot, la responsabilité en incombe à la Région de Bruxelles-Capitale.

Quant au ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, il n’apprécie pas la décision de la société flamande de transport en commun.  "De Lijn ne peut pas décréter d'un coup d'apporter des modifications à ses lignes sans un accord préalable de la Région bruxelloise. Nous allons convoquer la société" a déclaré Rudi Vervoort.

"Je n'aime pas le mot convoquer mais si le ministre-président bruxellois nous invite à une discussion constructive nous allons certainement y répondre favorablement", a répondu Roger Kesteloot. "Car, souligne encore le patron de De Lijn, il ne s’agit que d’une mesure temporaire pour des raisons de sécurité et d’hygiène".

Combien de temps cela va-t-il durer ?

"Cela dépend de ce qui ressortira de la consultation entre De Lijn et la Région de Bruxelles-Capitale dans les prochains jours", ajoute Roger Kesteloot. "Nous ne voulons pas lâcher la gare de Bruxelles-Nord. "Dès qu'une solution décente et acceptable pour nous, sera trouvée alors d'un jour à l'autre nous utiliserons à nouveau ces arrêts".