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Brexit: "L'accord est le meilleur possible compte tenu des circonstances"

Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-sept ont donné leur feu vert dimanche à l'accord sur le retrait du Royaume-Uni de l'UE, ainsi qu'à la déclaration politique sur les relations futures entre Londres et l'Union. Pour le Premier ministre belge Charles Michel (MR) "cet accord est le meilleur possible compte tenu des circonstances".

Après un peu moins d'une heure de réunion, les dirigeants européens ont sans surprise avalisé le texte de l'accord de retrait, que beaucoup avaient précédemment qualifié de "meilleur accord possible" pour les deux parties, compte tenu des circonstances.

L'accord sur le retrait du Royaume-Uni de l'UE qui se trouve sur la table des leaders européens ce dimanche "est le meilleur accord possible compte tenu des circonstances", a estimé le Premier ministre Charles Michel, à son arrivée à un sommet des Vingt-sept à Bruxelles.

Ce texte, négocié pendant près d'un an et demi, doit encore passer les écueils des parlements européen et britannique, avant son entrée en vigueur le 29 mars 2019.

Interrogé sur une possibilité de renégocier des éléments de l'accord en cas de revers au parlement britannique, Charles Michel a dit ne pas avoir "l'impression qu'il existait beaucoup de marges additionnelles pour trouver des formules magiques".

"Chacun doit être réaliste et bien mesurer que ce qui est sur la table aujourd'hui est le fruit d'un travail gigantesque mené de part et d'autre", a-t-il poursuivi.

D'après le chef du gouvernement fédéral, "le moment de vérité" interviendra "à très court terme quand le parlement britannique" se prononcera. "Il marquera, je l'espère, son accord sur ce texte", a-t-il conclu.

Après l'aval éventuel des hémicycles, une négociation sur les relations futures entre Européens et Britannique débutera. Dans ce cadre, le Premier ministre plaidera pour "un très large accord de coopération économique dans l'intérêt de la Belgique", a-t-il expliqué.

Les questions relatives à la pêche et celles concernant la concurrence seront particulièrement importantes aux yeux de Charles Michel. "Il est important qu'il n'y ait pas de concurrence déloyale des entreprises britanniques après la période de transition", a-t-il notamment pointé. 

Le vote au Parlement européen pas avant février voire mars (Tajani)

Les contraintes de traduction de l'accord sur le Brexit dans les 24 langues officielles de l'Union européenne ne permettront pas de le soumettre au vote des eurodéputés avant février voire début mars, a indiqué dimanche le président du Parlement européen Antonio Tajani, au cours d'une conférence de presse.

Jusqu'ici, il évoquait une fourchette entre janvier et février, alors que le Brexit est programmé le 29 mars 2019.

Antonio Tajani estime qu'il existe une majorité parmi les groupes politiques pour approuver le texte.  En cas de vote négatif du parlement britannique, le texte de l'accord de retrait sera quand même soumis au vote des eurodéputés, a ajouté le président de l'assemblée.