Le SP.A veut supprimer le système du cliquet positif, le CD&V veut une meilleure redistribution

Le système de cliquet positif selon lequel le gouvernement réduit les baisses de prix du diesel en augmentant les droits d'accise doit être modifié. C'est ce qu’a déclaré Meryame Kitir (SP.A), ce dimanche midi lors de l’émission "De zevende dag", comme solution à la hausse des prix du diesel à la pompe. De son côté Servais Verherstraeten (CD&V) souhaite redistribuer ces revenus supplémentaires de manière ciblée.

Que peut faire le gouvernement pour mettre fin à la hausse des prix des carburants à la pompe ? Cette question était sur la table, ce dimanche midi, lors d'un débat dans "De zevende dag " (VRT) en réponse aux actions des "gilets jaunes" dans notre pays.

Pour Meryame Kitir, chef de groupe du SP.A à la Chambre, c'est clair : le système de cliquet doit être modifié. Il s'agit d’un système qui date de 2003 et que le gouvernement Michel a réintroduit sur le diesel uniquement. À chaque diminution du prix maximum des carburants, une partie de cette diminution est convertie en une augmentation du droit d’accise spéciale.

"Le système de cliquet positif est de nouveau appliqué depuis 2015", a déclaré Meryame Kitir. "Si le prix[du diesel] baisse, le citoyen ne le ressent pas parce que cette baisse est convertie en droits d'accise plus élevés. Nous proposons de supprimer l'augmentation des droits d'accises, le "système du cliquet".
 

"Les accises constituent une fiscalité antisociale"

De son côté, Servais Verherstraeten, chef de groupe du CD&V, souhaite conserver le système du cliquet positif, mais souhaite redistribuer les revenus supplémentaires de manière ciblée. "Les accises sont indexées chaque année", a-t-il déclaré. "Selon les chiffres du budget actuel, cela représente 90 millions d'euros. Utilisons une partie de cet argent pour des mesures fiscales ciblées pour les personnes à faible revenu ou pour augmenter l'enveloppe de l'aide sociale.

"Les droits d'accises sont en fait des taxes antisociales parce que les gens qui ont une voiture de fonction paient autant que ceux qui ont un salaire de subsistance ", a ajouté Servais Verherstraeten. "Le gouvernement flamand étudie actuellement la redevance kilométrique. Ce faisant, ce sera au pollueur de payer au lieu de percevoir des droits d'accise.

"D'autre part, nous devons prendre en compte les personnes qui doivent se rendre au travail en voiture ou les personnes à bas salaires. Nous pouvons combiner des objectifs écologiques et des objectifs sociaux" a-t-il encore déclaré.