Nicolas Maeterlinck

Le Musée royal des Beaux-Arts d’Anvers ne rouvrira que dans 3 ans

Les travaux de rénovation, entamés en septembre 2011 et qui devaient s’achever cette année (avec déjà un peu de retard sur le planning initial), se tirent en longueur. Le ministre flamand de la Culture, Sven Gatz, vient de reporter la réouverture des portes du prestigieux musée à la fin de l’année 2021, voire le début de 2022.

La profonde rénovation que doit subir le musée anversois fondé en 1810 et abritant une collection de peintures, sculptures et dessins du 14e au 20e siècle s’avère plus compliquée qu’escompté. Les transformations sont en effet très complexes et posent des problèmes inattendus. "Je voudrais demander de la compréhension envers les complications techniques qui se posent sur un si gros chantier", déclarait le ministre flamand de la Culture à la chaîne de télévision anversoise ATV.

De l’amiante supplémentaire a été découvert, et "il faut assembler deux musées", l’ancien et le nouveau. Cela se passe moins facilement que prévu, précise Sven Gatz. Et il faut travailler à l’accueil du musée. "Nous sommes à la moitié du parcours. Il va falloir encore serrer les dents quelques temps " indique le ministre.

Une fermeture qui aura duré dix ans

A l’origine, il était prévu que le Musée royal des Beaux-Arts d’Anvers (photo) rouvrirait ses portes au public en 2017, puis cet été 2018. On avait ensuite repoussé cette échéance à la fin de l’an prochain. Le ministre Gatz parle maintenant du passage entre 2021 et 2022 pour cette réouverture.

Ce qui veut dire que le KMSKA aura été fermé pendant dix ans. Certaines de ses toiles de maîtres belges ont cependant été prêtées à d’autres musées pendant les travaux. C’est le cas pour des chefs-d’œuvre de James Ensor, Pierre-Paul Rubens, Anthony Van Dyck et Jacob Jordaens.

Le ministre flamand de la Culture rappelle que le musée national néerlandais Rijksmuseum à Amsterdam a également été fermé longtemps au public pour rénovation. "Mais il est maintenant un des plus beaux musées au monde. Je pars du principe que ce sera la même chose à Anvers", conclut Sven Gatz.