Pourquoi le Pacte sur les migrations ne fera pas tomber le gouvernement

Les dissensions autour du Pacte de l’Onu sur les migrations, également appelé Pacte de Marrakech, mèneront-il à la chute du gouvernement de Charles Michel ? Pour Marc Van de Looverbosch, la réponse est non. Le journaliste politique de la VRT estime en effet que les quatre partis au pouvoir risqueraient gros en cas d’élections anticipées. 

Les partis de la majorité n’ont pas caché les dissensions qui règnent au sein du gouvernement concernant le Pacte de l’Onu sur les migrations. Alors que Charles Michel s’était engagé a rallié cet accord international, la N-VA avait fait savoir qu’elle trouvait le texte problématique. Les partenaires de coalition ont à présent jusqu’au 10 décembre pour trouver un compromis.

Face à cette situation, d’aucuns estiment que le gouvernement fédéral est au bord du gouffre et risque de tomber. Ce n’est toutefois pas l’avis de Marc Van de Looverbosch, qui souligne qu’aucun parti n’a aujourd’hui l’envie d’organiser un scrutin additionnel.

"Nous venons de voter en octobre. En cas d’élections anticipées, il faudrait retourner aux urnes en janvier, et ensuite une nouvelle fois en mai pour les régionales et les européennes. Les partis du gouvernement risquent d’en payer les frais face à des électeurs insatisfaits", explique le journaliste de la VRT.

D’après lui, les récentes déclarations du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), selon lesquelles la majorité avait déjà fait face à des situations plus explosives prouve que les partis privilégient aujourd’hui la recherche d’une solution. "Peut-être aussi que certains dramatisent la situation pour mieux mettre en avant leur position dans ce dossier", estime encore Marc Van de Looverbosch.