Laurie Dieffembacq

"Cessez de vous chamailler sur le Pacte de l’Onu, il y a assez de dossiers urgents sur les étagères!"

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a suggéré mercredi matin à l'exécutif de se pencher sur un certain nombre de questions économiques importantes qui sont toujours sur la table, plutôt que de se disputer sur le Pacte de l’Onu sur les migrations. Une position partagée par la fédération des entrepreneurs flamands Unizo, qui estime qu’il y a encore beaucoup de pain sur la planche. 

Il existe toujours un désaccord au sein du gouvernement fédéral quant au soutien à ce texte des Nations unies sur la migration, également baptisé Pacte de Marrakech. La N-VA juge le contenu du document hautement problématique, tandis que le MR, le CD&V et l'Open Vld veulent l'approuver.

Dossiers urgents

Aux yeux de Pieter Timmermans, l'administrateur délégué de la FEB, une chute du gouvernement sur cette question serait inadmissible. "Il reste encore une quinzaine de dossiers à boucler, notamment le jobsdeal, la norme énergétique et le budget mobilité. Il s'agit de dossiers importants pour lesquels nos entrepreneurs attendent une concrétisation."

"Les employeurs ne sont pas affairés par l'accord de Marrakech, mais bien par les problèmes auxquels ils sont aujourd'hui confrontés", souligne-t-il encore au micro de Radio 1 (VRT). 

De son côté, l'administrateur délégué d'Unizo, Danny Van Assche, a réagi sur Twitter : "Je ne peux que soutenir l'appel de la FEB",  a-t-il fait savoir. "Le gouvernement fédéral doit continuer son travail jusqu'en mai 2019. Il y a assez de dossiers urgents sur les étagères! "

Soutien au Pacte

Dans La Libre, M. Timmermans ajoute soutenir le pacte de l'Onu. Il plaide pour une politique migratoire "humaine" et une migration économique "souple et contrôlée", dans laquelle les personnes hautement qualifiées et celles peu instruites pourraient aider à résoudre les pénuries et rencontrer le problème du vieillissement de la population.

Au micro de la VRT, il souligne toutefois qu'une politique équilibrée doit être trouvée: "Les employeurs ne sont pas non plus pour une ouverture totale des frontières. Il faut donc mener une bonne politique, que nous soutiendrons alors certainement".