Réunion en comité ministériel restreint sur le pacte de l'ONU sur les migrations

Les principaux ministres du gouvernement Michel sont réunis lundi après-midi pour tenter de trouver une solution à la crise née de l'annonce faite par la N-VA qu'elle ne souscrivait pas au pacte de l'ONU sur les migrations. 

A son arrivée à la résidence du Premier ministre au Lambermont, le vice-premier ministre Open VLD Alexander De Croo a lancé un appel au "bon sens" et au "sang-froid". Il a notamment renvoyé à l'exemple des Pays-Bas qui ont décidé de souscrire au pacte moyennant une déclaration interprétative.

Le président de la N-VA Bart De Wever a indiqué de son côté, qu'il ne voulait pas de cette déclaration, rejetant le principe même du pacte. Il refuse que le gouvernement se rende à Marrakech lundi prochain alors que la position des Etats y est attendue.

Pour l'Open VLD, le MR et le CD&V, la Belgique devrait être présente à Marrakech. Le vice-premier ministre CD&V Kris Peeters a indiqué qu'il écouterait les propositions de solution que formulera le Premier ministre. Il existe la possibilité de la déclaration interprétative et un débat aura lieu au parlement, a-t-il rappelé. Kris Peeters a relativisé les propos de Bart De Wever en soulignant qu'il n'est pas membre du comité ministériel restreint ou du gouvernement.

Pour le vice-premier ministre MR Didier Reynders, l'ambition du gouvernement est d'arriver à "un point de vue commun" après les différentes réunions de partis lundi matin. Il a insisté sur le vote à l'assemblée générale des Nations Unies à New York, qui interviendra dans quelques semaines après le Sommet de Marrakech lundi et mardi.

Didier Reynders est disposé à se rendre à Marrakech. Aujourd'hui, "il faut expliquer ce qu'est le pacte et aussi ce qu'il n'est pas", a-t-il dit.

Officiellement, aucun chef de file n'évoque encore le mot "crise" au gouvernement mais tous jugent la situation très sérieuse.

Le vice-premier ministre N-VA Jan Jambon prend moins de pincettes. Les autres chefs de file estiment qu'il faut aller à Marrakech, "nous estimons que non", a-t-il répété. Et "nous verrons à l'intérieur" s'il s'agit de la fin du gouvernement.