Près d’un quart des Belges seraient insatisfaits au travail

Si l’on en croit un nouveau volet de l’enquête sur le bonheur réalisée par l’Université de Gand (UGent) et l’assureur-vie NN, quelque 23% des Belges seraient insatisfaits au travail. Le stress permanent, la solitude au travail et le fait de ne pas oser être soi-même sont des facteurs qui influencent de façon négative la satisfaction des travailleurs, révèle encore l’enquête.

Alors que 43% des répondants belges (sur 3.770 personnes interrogées) attribuent à leur travail un score de 8/10 ou plus, 23% des Belges actifs se disent très insatisfaits de leur emploi et lui accordent un score moyen de 5/10 ou moins.

Quelque 15,1% d'entre eux citent la solitude comme facteur influençant négativement leur bonheur au travail, tandis que 35,5% des travailleurs belges se plaignent du stress. Ne pas se comporter de façon naturelle au « bureau » affecte par ailleurs un cinquième des travailleurs interrogés (21,3%). Sur l'échelle globale de satisfaction de la vie, le travail représente près d'un cinquième (18%) du bonheur, selon l'étude.

Chez les indépendants, celui-ci détermine même 32% de la satisfaction de vie générale, soit trois fois plus que chez les fonctionnaires, pour qui le boulot n'en détermine que 9%. Chez les employés et les ouvriers, cette part s'élève respectivement à 19,8% et 13,9 %.

Maxime Anciaux - All rights reserved

Sans surprise, les demandeurs d'emploi indiquent être moins heureux que les Belges qui ont un travail. Les Belges actifs donnent ainsi en moyenne un score de 6,6 sur 10 à leur satisfaction de vie, contre 4,9 sur 10 pour les personnes à la recherche d'un emploi et les malades de longue durée.

À en croire l'enquête, les habitants de la Région de Bruxelles-Capitale et de Wallonie obtiennent un score plus élevé en matière de satisfaction au travail que les Flamands. L'enquête met par ailleurs en évidence trois grands piliers ayant une influence positive sur la satisfaction au travail. Il s'agit du besoin d'autonomie, du besoin d'appartenance sociale et du besoin de compétence.