Une majorité de rechange pour approuver la résolution sur le Pacte de l'Onu sur les migrations

La commission des Relations extérieures de la Chambre dans laquelle les députés pourront voter en faveur du Pacte de l’ONU sur les migrations a pu reprendre après une interruption ce midi. La N-VA est toujours opposée à ce Pacte mais une majorité de rechange a été trouvée avec certains partis de l’opposition. De son côté, la N-VA souligne que c’est au gouvernement et pas au parlement de trancher.

Le parlement soutient-il le Pacte de l'ONU sur les migrations ? Cette question sera soumise au vote des députés membres de la commission des Relations extérieures de la Chambre cette après-midi.

Patrick Dewael (Open VLD) a en tous cas signé un amendement déposé par le chef de groupe MR David Clarinval à la résolution de soutien au pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Outre ce soutien, la résolution amendée demande au gouvernement une concertation avec différents Etats européens afin d'arriver à "une explication de position qui explique le soutien au Pacte".

Cet amendement soutenu par les partis de la majorité CD&V, Open VLD et MR bénéficiera aussi du soutien des partis d’opposition SP.A, Groen-Ecolo et CDH.

Le texte se réfère dans ses considérants à la négociation à laquelle ont participé 193 Etats sur le pacte pendant dix-huit mois, avec une "implication très active de la Belgique" et un "accord des négociateurs belges sur le texte final". Il se réfère également aux propos tenus mardi en commission de la Chambre par l'ambassadeur, envoyé spécial Migration et Asile, qui a plaidé en ce sens, et de six experts.

De son côté, le PS dépose un amendement à la résolution demandant d'"approuver sans réserve le pacte". 

La N-VA a également préparé un amendement, souligne le chef de groupe nationaliste Peter De Roover. Il ne veut pas entraver le débat, mais il demande que le processus décisionnel soit "conforme à la Constitution".

Dans les rangs libéraux et au CD&V, on estime que la Belgique souscrit au pacte sur les migrations vu les démarches implicites et explicites effectuées au cours du processus, selon une approbation au consensus au sein du gouvernement. Celui qui renonce au consensus doit en tirer les conséquences, estime-t-on.

Du côté de la N-VA, on maintient que le gouvernement belge n'ira pas à la réunion de Marrakech et une approbation du pacte ne liera pas la Belgique. Le Premier ministre Charles Michel exprimera l'avis du parlement sur le pacte. "Il ne pourrait y avoir d'approbation de la Belgique avec la N-VA au gouvernement". Toutefois, Peter De Roover a indiqué mercredi que la N-VA faisait toujours partie du gouvernement.