Des drones voleront entre les hôpitaux anversois d’ici 2020

Le transport d’échantillons et médicaments entre les divers hôpitaux de la métropole anversoise est souvent urgent, mais freiné par des problèmes de mobilité et d’embouteillages. C’est la raison pour laquelle un transport via drones dans les airs devrait voir le jour fin 2019 ou début 2020. Il sera mené par Helicus, depuis un centre de commande et de contrôle qui a été inauguré mercredi soir à Anvers.

C’est dans le hub d’affaires et d’innovation The Beacon, ouvert en septembre dernier à la Place Saint-Paul à Anvers, qu’était inauguré mercredi soir un centre de commande et de contrôle pour les futurs vols de drones entre les hôpitaux d’Anvers et de ses districts de Wilrijk et Mortsel.

Ces vols seront entièrement automatisés, mais les drones seront tenus à l’œil depuis le centre de commande, afin d’intervenir rapidement si un incident se produisait. Ce sont avant tout des échantillons d’urine et de sang, mais aussi des médicaments qui devraient être transportés dans les airs. A une hauteur de 150 mètres de haut, qui rendra les drones à peine audibles et visibles en raison de leur petite taille.

D’après les initiateurs du projet, ce dernier est particulièrement utile parce qu’il n’est plus possible, du point de vue financier, d’avoir des laboratoires et pharmacies dans tous les hôpitaux d’Anvers. Tous les transports, souvent urgents, qui sont liés à l’acheminement d’échantillons et médicaments d’un hôpital à l’autre, sont ralentis par l’intensité du trafic dans la métropole.

Un projet pilote

L’initiative Helicus, qui développe des modèles de service intégral, mettra les drones à disposition du projet. Des tests de vol ont déjà eu lieu sur un terrain isolé à Saint-Trond, dans le Limbourg, sur base d’une série d’études de sécurité. Le projet doit aussi servir de test pour le développement de nouvelles règles en vue du transport par drones.

L’Helicus Aero Initiative (HAI) est un groupe rassemblant des organisations des secteurs de l’aviation, des services et de la santé. Il comprend notamment Skeyes (l’ancien Belgocontrol), la Société de constructions aéronautiques SABCA, l’assureur Baloise Insurance, l’entreprise NSX née de l’Université d’Anvers, l’entreprise de logiciels Unifly et les hôpitaux anversois.

Mais n’est-il pas dangereux de transporter du matériel dans les airs ? "Le risque que quelque chose dérape pendant un tel transport médical est moins élevé que sur la route" estime Mikael Shamim d’Helicus. "Il arrive parfois que des paquets se perdent en cours de route. Mais notre solution est entièrement numérique et fonctionne avec un système de repérage et traçage, qui suit parfaitement le transport. Le risque d’accident est moins important dans les airs qu’au sol".

A terme, l’Helicus Aero Initiative devrait aussi être active dans d’autres villes de Flandre.