Des changements à l’horizon 2020 pour les taxis en Flandre

Le gouvernement flamand a donné ce vendredi son feu vert à un nouveau Décret taxi, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2020. Le texte prévoit la dérégulation des tarifs et la suppression d'un certain nombre de règles, dont celle des quotas de taxis par habitant. Des exigences linguistiques sont également prévues : les chauffeurs devront être capables de s'exprimer en néerlandais avec leur client.

Le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N-VA) a indiqué ce midi vouloir "démocratiser" le secteur des taxis en Flandre. "Je veux plus de taxis à moindre prix", a-t-il lancé. Le texte permet selon lui d'accueillir les nouveaux acteurs comme la société Uber.

Le nouveau Décret taxi de la Région flamande, approuvé ce vendredi par le gouvernement, prévoit ainsi la suppression des tarifs fixes actuels. Chaque exploitant aura la possibilité de choisir lui-même ses prix.

Le quota de 1 taxi pour 1.000 habitants disparaîtra également. Enfin, chaque véhicule ne sera plus attaché à une commune particulière, ce qui permettra à tous les chauffeurs d'embarquer et de débarquer des passagers sur l'ensemble du territoire régional. "Pour l'instant, un taxi qui assure une course d'Anvers à Gand ne peut pas prendre un nouveau client à Gand. Le client paye dès lors aussi le trajet retour à vide", a fait remarquer Ben Weyts (photo).

Des exigences linguistiques sont également édictées dans ce décret. Tous les chauffeurs devront être capables de s'exprimer en néerlandais avec leur client. Les autorités locales pourront enfin octroyer des licences supplémentaires pour un lieu spécifique: un parc d'attractions ou un pôle de mobilité, comme une gare ou un aéroport.

Jasper Jacobs