Michel : "Pouvoir d’achat, sécurité et politique climatique sont nos priorités"

Les ministres fédéraux du MR, du CD&V et de l'Open VLD qui forment maintenant le gouvernement Michel II ont tenu ce dimanche après-midi leur première réunion en Conseil des ministres au 16 rue de la Loi. Outre leurs toutes premières décisions relatives notamment aux travailleurs transfrontaliers, et à la position que la Belgique défendra en vue des prochaines échéances européennes, les ministres se sont mis d'accord sur un programme d'action portant sur trois axes prioritaires: le pouvoir d'achat et une politique socio-économique forte, la sécurité et la Justice, et la politique climatique "après le signal que nous a envoyé la population", a précisé le Premier ministre, entouré de l'ensemble du gouvernement orange-bleu.

Charles Michel a précisé qu'après son déplacement jusqu'à lundi soir à Marrakech, il veillerait "dès" son retour, à organiser des contacts avec le parlement. Il le fera selon des modalités encore à définir avec ses collègues au sein d'une "équipe solide et soudée consciente de la nécessité du sens des responsabilités et qui tend la main au parlement pour faire en sorte que notre pays soit gouverné dans l'intérêt des citoyens".

Des contacts seront également pris avec les partenaires sociaux pour présenter le programme d'actions du gouvernement. "Je souhaite dans ce moment où un chapitre se clôture et où un autre s'ouvre, remercier les ministres N-VA et leurs équipes. Je veux dire l'appréciation que nous avons du travail réalisé en quatre ans et demi", a commenté le Premier ministre, soulignant que le gouvernement remanié appréciait également les messages faisant état d'une disponibilité de la N-VA à se montrer constructive au parlement.

Le Premier ministre n'a par ailleurs pas souhaité se prononcer sur l'opportunité ou non de confier la présidence de la Chambre à une autre personne que l'actuel titulaire de la fonction, le N-VA Siegfried Bracke. Cette question est du ressort du parlement, estime Charles Michel.

"Des élections anticipées risqueraient de bloquer le pays"

Sur le plateau de nos collègues de RTL-TVi, le Premier ministre a déclaré vouloir éviter des élections fédérales anticipées. Un tel scénario risquerait selon lui de bloquer le pays pendant longtemps puisque le 26 mai auront lieu de toute façon les élections régionales et européennes.

D'un point de vue constitutionnel, Charles Michel estime qu'il n'est pas nécessaire de dissoudre les Chambres à la suite de la démission des ministres N-VA du gouvernement. Le gouvernement "responsable orange-bleu" ne disposera toutefois plus de la majorité puisqu'il ne repose plus que sur les sièges du MR, de l'Open VLD et du CD&V à la Chambre, soit 52 sur 150.

"La Constitution indique qu'une majorité au parlement peut demander des élections. Je veux dialoguer avec le parlement. S'il devait y avoir des élections anticipées, si ce devait être le choix de pousser le gouvernement à faire des élections anticipées, voilà une situation qui risquerait bien de bloquer le pays pendant un an. Il est peu probable qu'un gouvernement soit formé avant que les électeurs aient voté quelques mois plus tard au niveau régional et européen", a expliqué Michel. Pour cette raison, le Premier ministre "tend la main au parlement", notamment pour voter les décisions déjà prises au gouvernement, à commencer par le budget. Il attend de voir quelle attitude prendra la N-VA.