Un hôtel anversois fermé à cause de prostitution d’une mineure

Le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever (N-VA) a fait fermer l'hôtel Le Sud, un célèbre lieu de rendez-vous dans la métropole, indiquent ce vendredi les quotidiens Gazet Van Antwerpen et Het Laatste Nieuws. L'hôtel, qui se présente comme le lieu "idéal pour des amants, des hommes d'affaires et des touristes qui veulent passer leur temps à Anvers" apparaîtrait dans une enquête relative à un trafic d'êtres humains. Une jeune fille mineure y aurait été forcée de se prostituer.

Bart De Wever a déjà fermé plusieurs établissements louches ces dernières années à Anvers, comme des maisons de thé, un bar à pâtes, un cinéma pornographique ou des salons de massage thaïlandais. C'est la première fois qu'il fait fermer un hôtel.

La fermeture a été ordonnée pour un mois, en vertu d'un article de la loi communale permettant de fermer temporairement des "établissements" s'il existe des indications de trafic d'êtres humains. Le bourgmestre s'attend à ce que le propriétaire et les exploitants utilisent la période de fermeture pour prendre des mesures.

L’hôtel était déjà connu de la police. En 2017, un procès-verbal avait été rédigé à la suite du viol d’une mineure d’âge. En octobre dernier, l’hôtel était à nouveau cité. La police découvrait alors qu’une fille mineure d’âge y avait séjourné, fin septembre, avec des adultes, probablement des proxénètes d’adolescents. Elle aurait reçu plusieurs clients par jour. L’exploitant de l’hôtel n’aurait jamais contrôlé l’identité ni l’âge de la jeune fille.

D’après le propriétaire de l’établissement, les exploitants ont entretemps été licenciés et remplacés. Mais il n’a pu décrire quelles mesures ont été prises pour contrôler davantage l’identité des clients. C’est la raison pour laquelle le bourgmestre De Wever fait fermer l’hôtel pendant un mois.

L'hôtel Le Sud n'est pas le seul à se retrouver dans le viseur d'enquêtes sur la prostitution forcée de mineurs. D'autres établissements, notamment dans le quartier de la gare d'Anvers, risquent une fermeture, indique encore Gazet Van Antwerpen.