Les socialistes flamands prêts à déposer une motion de méfiance

Le SP.A déposera ce mardi un motion de méfiance contre la coalition minoritaire Michel II si le Premier ministre, Charles Michel (MR), ne sollicite pas la confiance du Parlement. C’est ce qu’a fait savoir la cheffe de groupe SP.A à la Chambre, Meryame Kitir, ce matin sur les ondes de Radio 1. De son côté, le vice-Premier ministre, Didier Reynders (MR), a fait savoir que le Premier ministre ne demandera pas la confiance, mais répondra aux interpellations.

La Chambre se réuni demain pour débattre du gouvernement minoritaire Michel II. Le Premier ministre devra s’expliquer devant les députés sur la démarche qu’il compte suivre à la suite du départ des ministres de la N-VA de la coalition, désormais menée par le MR, le CD&V et l’Open VLD.

"Pas le choix"

"Je m’attends à ce que le Premier vienne s’expliquer et demande la confiance du Parlement. S’il ne le fait pas, il ne nous laissera alors pas le choix, et on introduira nous-mêmes une motions de méfiance", a déclaré Meryame Kitir lors de l’émission matinal ‘De Ochtend’.

Si cette motion obtient le soutien d’une majorité à la Chambre, le gouvernement Michel II tombera, et des élections anticipées seront organisées en janvier encore.

"Pas de demande de confiance"

Interrogé lors des matinales de la RTBF et de la VRT, le ministre des Affaires étrangères et de la Défense, Didier Reynders, a répété dans les deux langues qu’il n’y aura pas de demande d’un vote de confiance au Parlement. "Le Premier ministre répondra toutefois aux questions des députés, en essayant de discuter de l’ensemble des sujets", a-t-il fait savoir.

Face à la menace d’une motion de méfiance, le ministre libéral a souligné que "le PS et la N-VA doivent se mettre d'accord. A eux de voir ce qu'ils veulent faire". Didier Reynders a ainsi mis en garde contre une "manoeuvre" qui pourrait conduire à un gouvernement en affaires courantes ou à des élections anticipées. "En affaires courantes, le gouvernement n'a plus la capacité de prendre des mesures politiques", a-t-il encore averti. Par ailleurs, en cas d'élections anticipées, "qui croit qu'on va faire un gouvernement en quelques semaines? Ou bien on part dans l'instabilité ou bien on travaille dossier par dossier".

"Valider les accords conclus"

Alors que la N-VA a soufflé le chaud et le froid tout le week-end, en multipliant ses attaques envers le gouvernement et envers le Premier ministre, Jan Jambon a indiqué ce matin à la VRT que des discussions "constructives" avaient eu lieu avec Charles Michel à propos d'un soutien éventuel du gouvernement. D'après lui, ce soutien pourrait intervenir, "si les partis de la coalition valident les accords conclus". Faute d'accord, des élections anticipées seraient, selon lui, logiques.