Quatrième épisode : Une indépendance toute relative

Moins de deux semaines après l'indépendance, les deux provinces les plus riches du Congo, décident de faire sécession. En coulisses ce sont des hauts fonctionnaires et des officiers belges qui tirent les ficelles. Ils veulent sauvegarder les intérêts économiques des grandes entreprises belges opérant au Congo. 

Malgré l'indépendance congolaise, la Belgique tente, avec le soutien de l'Occident, de maintenir son pouvoir dans son ancienne colonie et d'y poursuivre sa politique économique. C'est en partie avec le soutien de la Belgique que Joseph Mobutu, ancien agent du renseignement de sécurité belge, a été porté au pouvoir en 1965. C'est un vassal fidèle de l'Occident ce qui est très important en pleine guerre froide, car le Congo possède non seulement du cuivre et de l'étain, mais aussi de l'uranium. 

Mobutu va bâtir un régime dictatorial au Congo basé sur le symbolisme,  (zaïrianisation) et la violence, tout en maintenant des liens cordiaux avec de nombreux dirigeants occidentaux. Certainement avec la Belgique et surtout avec le roi Baudouin. Mobutu dirigera le Congo devenu Zaïre pendant trente ans. Des témoins racontent qu'ils étaient au départ pleins d'espoir quant à son arrivée, mais qu'ils sont devenus plus tard eux-mêmes souvent victimes de son appareil répressif impitoyable. Il en a résulté une augmentation de la migration vers la Belgique.

Une communauté congolaise a trouvé sa place en Belgique. Comment ont-ils été reçus ici ? Comment s'est passée leur intégration dans l'ancienne colonie ? Et quel a été l'ampleur du choc à leur arrivée en Europe ? Cet épisode raconte l'histoire de la prise de pouvoir, puis de la chute de Mobutu, ainsi que celle de la diaspora congolaise en Belgique.   

Chargement lecteur vidéo ...