Le roi tient la démission du gouvernement en suspens et mène des consultations

Après avoir reçu mardi soir le Premier ministre Charles Michel venu lui présenter la démission de son gouvernement - minoritaire depuis un peu plus d’une semaine -, le souverain a annoncé qu’il consulterait ce mercredi les présidents de partis, tout en tenant en suspens la démission de l’équipe fédérale. Philippe souhaite éclaircir la situation politique d’ici jeudi, quand aura lieu une nouvelle séance plénière à la Chambre.

Une question doit être résolue: des élections fédérales anticipées seront-elles convoquées ou le gouvernement se maintiendra-t-il, en principe sous la forme des affaires courantes moyennant des initiatives parlementaires, d'ici le 26 mai, date prévue pour les élections fédérales, régionales et européennes?

Le roi a entamé ses consultations politiques à 10h15 avec le président du cdH Benoît Lutgen (photo, à g.). La présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten (photo, à dr.) suivra à 11h30.

Dans l'après-midi, le souverain recevra vers 14h le président de la N-VA, Bart De Wever, et vers 15h15 celui du PS, Elio Di Rupo

Entretemps, la plupart des partis ont laissé entendre qu’ils n’étaient pas partisans d’élections anticipées. La N-VA, qui avait quitté le gouvernement il y a 10 jours à la suite de son désaccord sur l’approbation du Pacte de l’Onu sur les migrations, a indiqué par la voix de son ministre-président Geert Bourgeois qu’un scrutin anticipé ne lui poserait pas de problème.

"Un gouvernement qui n’a pas de majorité fait bien de demander l’avis des électeurs. Il y a des pays où les électeurs vont voter plusieurs fois d’affilée. En France par exemple. C’est ça la démocratie". Geert Bourgeois (photo) a une nouvelle fois souligner que la crise au gouvernement fédéral n’avait pas d’impact sur le fonctionnement du gouvernement flamand.