L'extension du port anversois se fera-t-elle finalement sans détruire Doel ?

Le gouvernement flamand a approuvé ce vendredi une nouvelle étape de l'agrandissement du port d'Anvers, qui doit aussi permettre de sauvegarder le village de Doel (Flandre orientale). Depuis des années il était pourtant question que l’agrandissement des infrastructures portuaires mènerait à la destruction du village, dont une partie des maisons ont déjà été expropriées et où la plupart des habitants ont quitté leur foyer.

L'équipe du ministre-président Geert Bourgeois a fini par choisir une neuvième version du plan d'extension du port anversois, de préférence aux huit autres versions discutées jusqu'ici, a indiqué le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA).

La disparition du village de Doel, décidée il y a vingt ans pour permettre de construire un nouveau bassin du port d'Anvers - le Saeftinghedok - a fait couler beaucoup d'encre, donné lieu à des vives polémiques politiques, à des recours judiciaires et à des actions, parfois spectaculaires, des habitants ou de leurs partisans. A l’heure actuelle, Doel ressemble plutôt à un village fantôme.

Le neuvième scénario permet de conserver le village. La capacité pour accueillir quatre millions de conteneurs supplémentaires sera obtenue en étendant les quais existants le long du Waaslandkanaal, en approfondissant l'Europaterminal et en ajoutant un Saeftinghedok d'ampleur limitée.

"Un retour à la situation d'avant 1998", l'année durant laquelle a été décidée l'extension du port, "ne sera pas possible, mais il y aura à coup sûr de la place pour du logement" dans le village, a souligné Ben Weyts. Le gouvernement flamand devrait à nouveau se pencher sur la question en avril prochain, avant de lancer une enquête publique sur le projet d'extension modifié.