Le roi accepte la démission du gouvernement Michel II

Au terme de deux jours de consultations avec les présidents de partis, le roi Philippe a accepté ce vendredi midi la démission du gouvernement fédéral et l'a chargé de l'expédition des affaires courantes. C’est ce qu’indiquait un communiqué du Palais, après l’entretien de Charles Michel avec le souverain (photo) vers 11h30. Deux scénarios s'offraient au chef de l'Etat après avoir accepté la démission du gouvernement: le charger d'expédier les affaires courantes jusqu'à la fin de la législature, ou bien convoquer des élections anticipées, moyennant le contreseing ministériel et la dissolution du parlement. Le Roi affirme avoir constaté une "volonté politique de garantir la bonne gestion du pays jusqu'aux prochaines élections".

Le gouvernement démissionnaire et les principaux groupes politiques au parlement ont fait connaître ces derniers jours leur volonté de répondre à certains enjeux socio-économiques, dont la revalorisation du pouvoir d'achat et la nécessité de mieux répondre aux défis climatiques. Mais aussi de faire face au Brexit et d'assurer correctement la représentation belge au Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Le chef de l'Etat a reçu ces derniers jours les présidents des principaux partis politiques démocratiques, ainsi que le président de la Chambre et le Premier ministre. A l'issue de ces consultations, le roi a demandé aux "responsables politiques" et aux "institutions", "en qui il réitère sa confiance", d'apporter une "réponse appropriée aux défis économiques, budgétaires et internationaux, et aux attentes de la population, notamment sur le plan social et environnemental".

Le roi Philippe a convenu avec le président de la Chambre des représentants, Siegfried Bracke (N-VA), et avec le Premier ministre Charles Michel (MR) qu'ils l'informeront respectivement, à intervalles réguliers, de l'état d'avancement des travaux dans le cadre des affaires courantes.