Une compagnie propose une police d’assurance qui couvre les frais que peuvent engendrer un divorce

Pour la première fois dans notre pays, un assureur propose une police qui couvre les frais d'un éventuel divorce. C'est ce qu'écrit le quotidien Het Nieuwsblad, ce lundi. "C'était quelque chose pour laquelle il y avait une demande", a déclaré Wauthier Robyns, porte-parole d'Assuralia, dans "De ochtend" (VRT).

L’assureur ARAG est la première compagnie à proposer une assurance de protection juridique couvrant tous les frais de justice liés à une divorce : avocats, experts et autres frais de justice pour 3.750 euros par assuré.

Wauthier Robyns d'Assuralia confirme qu'il s'agit d'une nouveauté. "Jusqu'à présent, c'était difficile, nous ne recevions que peu d'offres de la part des assureurs, sauf pour les aspects les plus consensuels de la procédure (en cas de divorce par consentement mutuel ndlr.)", déclare-t-il. "S'il s'agissait d'un conflit entre deux parties qui s'opposent, vous ne pouviez pas trouver d'assurance qui couvrait le règlement d'un tel litige.

C'était quelque chose pour laquelle il y avait une demande", poursuit Robyns. "Entre autres, le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V), qui veut encourager l'aide juridique en incluant les conflits difficiles comme les divorces et les litiges liés aux travaux du bâtiment. Le gouvernement a également décidé qu'il y aura bientôt un avantage fiscal de 120 euros sur l'assurance protection juridique.

Selon Wauthier Robyns, une telle assurance peut garantir aux gens qu'ils peuvent faire valoir leurs droits. Il souligne qu'"il vaut toujours mieux régler les conflits à l'amiable".

"L'objectif est de fournir une assistance juridique et de financer les frais d'une éventuelle action en justice. Il s'agit de financer les frais de procédure, les frais d'avocat et les frais d'évaluation, le cas échéant.
 

D'autres compagnies vont-elles suivre cet exemple ?

L'assurance est destinée aux couples mariés, la couverture s'applique donc aux deux parties. Mais la police peut être souscrite individuellement par l'un des conjoints. Il n'est pas possible de souscrire rapidement une police d'assurance si le divorce est déjà à l'ordre du jour. Pour bénéficier de cette formule, il faut avoir versé au moins plusieurs années de cotisations.

D'autres compagnies d'assurance auront-elles des politiques semblables ? Wauthier Robyns ne veut pas encore en parler. "La question est toujours de savoir dans quelle mesure une innovation est imitée. C'est aux entreprises de décider si elles pensent ou non que c'est une bonne idée".