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Le CD&V plaide pour un usage médicinal élargi du cannabis

Environ trois ans après l'autorisation des sprays à base de cannabis en Belgique, le parti démocrate-chrétien flamand plaide pour un élargissement conséquent de l'usage médicinal de cette plante. Les personnes épileptiques ou présentant une sclérose latérale amyotrophique (SLA) devraient pouvoir en bénéficier, estime la députée Els Van Hoof. Celle-ci va déposer une résolution en ce sens en janvier, exigeant du gouvernement fédéral de reconnaitre l'huile de cannabis comme médicament, rapportent ce jeudi plusieurs quotidiens flamands.

"Il existe des preuves scientifiques suffisantes démontrant que le cannabis à des fins . Les personnes épileptiques ou présentant une sclérose latérale amyotrophique (SLA) devraient pouvoir en bénéficier, estime la députée Els Van Hoof. médicinales peut réduire les symptômes d'une maladie comme la sclérose latérale amyotrophique", estime Els Van Hoof, députée à la Chambre.

Cette maladie déclenche de fortes douleurs et des spasmes. Certains patients "utilisent déjà de l'huile de cannabis qu'ils obtiennent à l'étranger, mais chez nous l'huile est interdite, donc son importation est également illégale", poursuit la députée CD&V.

Son parti propose un double élargissement de la législation: d'une part une légalisation de l'huile de cannabis pour les personnes présentant de multiples scléroses et pour les enfants présentant certaines formes d'épilepsie. D'autre part une autorisation pour les patients SLA d'utiliser le spray Sativex, légalisé depuis 2015 sous de strictes conditions.

Pas de légalisation

Els Van Hoof souligne qu’elle ne plaide pas en faveur d’une légalisation du cannabis : "L’erreur qui est souvent commise est de dire qu’autoriser le cannabis médicinal revient à légaliser le cannabis. Ce n’est absolument pas la même chose. C’est pourquoi il vaudrait mieux parler d’utilisation thérapeutique des cannabinoïdes que de cannabis médicinal".

"Cela indique qu’il s’agit de produits qui ont subi une évaluation scientifique et des tests cliniques et qui sont reconnus comme médicaments. Et cela ne peut en aucun cas mener à une légalisation de substances stupéfiantes", précise Els Van Hoof (photo).