"Le gouvernement va faire appel de la décision le contraignant à rapatrier six enfants et leurs mères de Syrie"

Le gouvernement va faire appel "dans les prochains jours" de la décision le contraignant à rapatrier six enfants de djihadistes belges de Syrie ainsi que leurs deux mères. C’est en tous cas ce qu’a annoncé ce dimanche la ministre en charge de l'Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open VLD), au micro de VTM.

Un juge des référés de Bruxelles a décidé mercredi dernier de contraindre l'Etat belge à procéder au rapatriement de six enfants de Syrie, et de leurs mères, Tatiana Wielandt, 26 ans, et Bouchra Abouallal, 25 ans, originaires de Borgerhout. Tous se trouvent actuellement dans le camp de réfugiés d'Al-Hol, au Kurdistan. Il s'agit de la deuxième décision du juge des référés dans ce dossier.

D’après Maggie De Block, le gouvernement a décidé de faire appel. Il devrait néanmoins évaluer ce qui peut être fait pour ces enfants, qui ne sont pas responsables d'être nés dans de telles conditions, a-t-elle affirmé sur le plateau de la chaîne privée. "Ces enfants innocents n’ont pas choisi de rejoindre l’Etat islamique. Je peux encore accepter qu’ils viennent en Belgique", écrit la ministre sur son site web. "Quatre des six enfants sont Belges et ont des grands-parents ici. L’un d’eux serait gravement malade. Nous devons prendre nos responsabilités et voir ce que nous pouvons faire pour les enfants", a-t-elle précisé au micro de VTM.

Quant aux mères, "c'est une autre affaire", a poursuivi Maggie De Block. "Ces deux femmes IS ont sciemment et de façon répétitive tourné le dos à notre pays. Qu’elles attendent désormais qu’on vienne les chercher est un pas trop loin. C’est se moquer de nous", écrit-elle sur son site. " Elles ont été condamnées en Belgique et ont participé activement à la préparation d'attaques terroristes. Nous allons devoir analyser les risques sans complaisance", a précisé Maggie De Block sur VTM.

Au même moment, sur le plateau de la VRT, la présidente de l’Open VLD, Gwendolyn Rutten, faisait part de la même position. "Si des enfants sont dans le besoin, nous devons en tant que pays prendre nos responsabilités", a-t-elle indiqué. "Concernant les mères, il s’agit de femmes adultes qui sont parties contre tout avis dans une zone de guerre et qui y ont participé. Elles savaient que c’était dangereux. Tentons donc d’aider les enfants qui s’y trouvent, mais nous ne ramènerons pas les mères", a conclu la présidente des libéraux flamands.