Une entreprise de construction flamande soupçonnée d’une vaste fraude fiscale

La section de Flandre orientale de la police judiciaire fédérale (PJF) et les services flamands d'inspection sociale ont mené des perquisitions au siège d'une entreprise flamande de construction, ainsi que sur quatre autres sites. C’est ce qu’a indiqué ce mercredi la police fédérale. L'auditorat du travail de Gand soupçonne cette entreprise d'avoir orchestré une vaste fraude sociale en se livrant notamment au dumping social, avec de la main-d’œuvre venue du Portugal.

Les perquisitions, ordonnées par le juge d'instruction de Gand, ont eu lieu le 18 décembre. Durant l'opération, des documents et de l'argent ont été saisis, précise un communiqué. Des employés et plusieurs suspects ont également été entendus.

Le nom de l'entreprise n'a pas été révélé afin de garantir le secret de l'instruction, indiquait Patrick Willocx, commissaire principal de la section de Flandre orientale de la PJF. Aucun mandat d'arrêt n'a été délivré pour l’instant.

Le 18 décembre, les sièges sociaux au Portugal des sous-traitants de l'entreprise ont aussi été contrôlés, dans une opération simultanée sur demande du juge d'instruction et en présence de membre de la PJF. Une perquisition a ainsi été organisée et plusieurs personnes ont été entendues.

L'entreprise suspectée fait appel depuis des années à des travailleurs étrangers, officiellement sous contrat chez ses sous-traitants portugais. Les premiers résultats de l'enquête indiquent que ces sociétés n'ont ou n'avaient pas de véritable activité au Portugal et que l'entreprise flamande se reposait sur ces structures pour ne pas payer leurs cotisations sociales en Belgique. L’entreprise enfreindrait ainsi aux lois belges du travail et ferait de la concurrence déloyale.