La N-VA veut à nouveau gouverner mais sa plus grande ambition reste le confédéralisme

La N-VA a l’ambition d’aller à nouveau au gouvernement fédéral après les élections du 26 mai prochain. Mais les nationalistes flamands le confédéralisme sur la table. "Le passage au confédéralisme est notre plus grande ambition" a fait savoir leur président Bart De Wever, samedi lors de la réception du Nouvel An à Malines.

Les ministres N-VA ont démissionné du gouvernement fédéral à la fin de l’année dernière en raison de la crise entourant le Pacte des Nations Unies sur les migrations. Mais le parti nationaliste flamand a bien l’intention de gouverner à nouveau après les élections du 26 mai. L’autre parti qui ambitionne de gouverner c’est le PS. Samedi, le président du parti socialiste francophone Elio Di Rupo a profité de ses vœux pour appeler à la reconquête après 5 années dans l’opposition.

"Si monsieur Di Rupo veut reconquérir la Wallonie, je veux le croire. Mais cela ne sera possible qu'après une réforme confédérale. Il pourra gouverner à gauche avec ses amis, pour son propre compte. Espérons que nous pourrons alors gouverner la Flandre pour notre propre compte également. Alors nous serons de bons amis. Mais gouverner au niveau fédéral avec le PS, ça nous n’allons pas faire, pas seulement pour être au gouvernement", a ajouté Bart De Wever.

Quoi qu'il en soit, Bart De Wever met clairement le confédéralisme sur la table. "Notre plus grande ambition est en effet le passage au confédéralisme. Mais le président de la N-VA se rend compte qu'il devra trouver des alliés pour cette réforme. "Mon message aujourd'hui est que nous ne serons pas mis à l'écart.

"Nous sommes en faveur de ce confédéralisme, nous allons essayer de transformer chacune de nos voix en responsabilité".

C'est comme vouloir monter le Ventoux à vélo, mais en crevant d'abord ses propres pneus et ceux des autres

Le président du CD&V, Wouter Beke, a déjà fait entendre que, selon lui, la N-VA ne trouvera pas facilement des partenaires. "Ils viennent de faire tomber un gouvernement fédéral et ont perdu des partenaires possibles. C'est un peu comme vouloir monter le Mont Ventoux à vélo, mais en crevant d'abord ses propres pneus et ceux des autres. Cela rend une étape de montagne très difficile".

Et si la N-VA ne trouve pas d'alliés pour le confédéralisme, participera-t-elle quand même au gouvernement fédéral ?

"Cela dépendra de la manière dont sera composée la constellation, quelles formules seront possibles. Il devra y avoir quelque chose en retour ", ajoute De Wever. "Nous avons un programme clair, avec des ambitions en matière de politique de sécurité, de migration, d'assainissement et de réformes socio-économiques".