De Wever candidat à la ministre-présidence flamande, Jambon au poste de Premier, Bourgeois à l’Europe

Les pions sont désormais placés au sein de la N-VA en vue des élections fédérale, régionale et européenne du 26 mai prochain. Le président des nationalistes flamands, Bart Wever, a annoncé ce lundi qu'il tirerait la liste de son parti à Anvers pour les élections régionales. Il est candidat à la ministre-présidence de la Flandre. L'ex-vice-premier ministre, Jan Jambon, sera pour sa part candidat aux élections fédérales en province d'Anvers et ambitionne de devenir Premier ministre s'il recueille un "plébiscite". L'actuel ministre-président flamand, Geert Bourgeois, mènera quant à lui la liste N-VA pour le parlement européen.

Bart De Wever et Jan Jambon ont dit leur ambition de combattre la "reconquista" annoncée vendredi par le président du PS, Elio Di Rupo, lors des voeux de son parti, et de protéger une Flandre qui s'inscrit dans le modèle d'"Europe du Nord-Ouest" à la manière de l'Allemagne ou des Pays-Bas.

"La reconquista est annoncée. Le PS a proclamé qu'il voulait reconquérir le pouvoir et a un programme pour revenir en arrière sur toutes les réformes socio-économiques qui sont nécessaires (...) Cela fait penser aux ravages provoqués par François Hollande après Nicolas Sarkozy", a expliqué M. De Wever lors d'une conférence de presse au parlement flamand. "Si le but est de reconquérir le pouvoir, nous allons défendre le bastion Flandre. La reprise du pouvoir par le PS doit à tout prix être évitée."

La réponse à la "reconquista" du PS est le confédéralisme, a répété le leader nationaliste, avant de préciser, en écho aux mises en garde de M. Di Rupo quelques heures plus tôt, que son modèle prévoyait une solidarité "transparente et efficace" entre la Flandre et la Wallonie.

De Wever quitterait donc Anvers

La N-VA n'a pas renoncé à participer à une majorité fédérale mais seulement à la condition de poursuivre le travail entamé en 2014. "La N-VA participera à un gouvernement si la politique menée est celle qui est nécessaire pour la Flandre. (...) Nous voulons des garanties fortes que, pendant cinq ans, on oeuvrera résolument à une politique de redressement socio-économique, en menant les réformes qui s'imposent et le reste de l'assainissement qui est encore nécessaire", a souligné M. De Wever en insistant également sur l'importance des réformes déjà menée en matière migratoire et de sécurité.

Dans ce cadre, le président de la N-VA ambitionne de devenir ministre-président flamand. Il y a quelques semaines, il affirmait encore aux électeurs d'Anvers qu'il resterait leur bourgmestre. Mais son devoir de président de parti a pris le dessus sur son engagement communal. "La Flandre passe avant le rêve de BDW", a-t-il dit en français.

Bourgeois à l’Europe

Jan Jambon sera quant à lui premier sur la liste N-VA à Anvers aux élections fédérales. L'ex-vice-premier ministre du gouvernement Michel se présente comme candidat au 16 rue de la Loi si l'électeur le "plébiscite". Il a notamment déclaré que le "le travail n’était pas encore terminé" au niveau socio-économique, mais aussi de l’asile, de la migration et de la sécurité. "Un retour du PS est la dernière chose dont nous avons besoin", a-t-il encore souligné.

De son côté, l'actuel ministre-président flamand, Geert Bourgeois, mènera la liste N-VA pour le parlement européen. Il veut promouvoir une troisième voie "entre les eurosceptiques et les europhiles". "Nous sommes pour une Europe réaliste", a  précisé le candidat.

"J’ai beaucoup apprécié la fonction de ministre-président. C’est le plus beau job qu’un nationaliste flamand puisse avoir", a-t-il encore commenté. "Nous avons un casting très fort. Je suis très enthousiaste des choix de mon parti", a conclu Geert Bourgeois.