Maggie De Block annonce une réorganisation de l'octroi des visas humanitaires

La ministre en charge de l'Asile et de la Migration Maggie De Block (Open VLD) a annoncé mercredi une réorganisation de l'octroi des visas humanitaires. Elle entend travailler à l'avenir exclusivement avec des "organisations fiables", à l'instar de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Les collaborateurs de l'UNHCR effectuent un screening des réfugiés sur le terrain et examinent s'ils peuvent prétendre à un visa humanitaire. Ils les sélectionnent sur base de critères objectifs dans un cadre international", a expliqué la ministre.

"Des ONG ont aussi la possibilité de faire des propositions, mais nous devons être sûrs que le processus est transparent et correct", a-t-elle insisté.

Cette annonce fait suite à l'arrestation mardi d'un conseiller communal N-VA, Melikan Kucam, suspecté d'avoir reçu d'importantes sommes d'argent pour permettre à des habitants de zones de conflit en Syrie, en Irak ainsi que dans des pays frontaliers de voyager en Belgique avec un visa humanitaire.

Une enquête pour trafic d'êtres humains, organisation criminelle, corruption passive et extorsion, est actuellement menée par la police judiciaire fédérale, a précisé mardi le parquet anversois.

Ce dernier a également indiqué qu'il n'y avait pour l'heure aucune preuve d'une quelconque implication du cabinet de Theo Francken (N-VA), le précédent détenteur du portefeuille de l'Asile et de la Migration, dans cette affaire.

L'attribution de visas humanitaires n'a jamais été décidée à la table du gouvernement fédéral, a de son côté assuré mercredi le vice-Premier ministre CD&V Kris Peeters. L'ancien secrétaire d'Etat Francken prenait ses décisions à ce sujet en toute autonomie, "et il y tenait beaucoup", a expliqué le chrétien-démocrate flamand.