foto Peter Hilz (C)

Belair, nouvelle application pour mesurer la qualité de notre air

Réalisée grâce à une collaboration entre la Flandre et la Wallonie, l'application Belair permet dès à présent de mesurer en temps réel la qualité de l'air dans un endroit déterminé en Belgique et l’impact que cette qualité peut avoir sur notre santé. L’application pour smartphone de la Société flamande pour l’environnement (VMM) a été présentée ce jeudi par la ministre flamande de l’Environnement, Joke Schauvliege (CD&V).

"L'intérêt du public pour la qualité de l'air et plus largement pour la qualité de son environnement ne fait que croître. L'idée, avec ce type d'application, est de répondre à cette demande, de démocratiser ces données, d'être transparents, sans pour autant créer un sentiment de panique si l'information venait à être incomprise ou mal interprétée", a commenté ce jeudi le ministre wallon de l'Environnement, Carlo Di Antonio (cdH), à l'occasion de la présentation de ce nouvel outil régional.

Concrètement, l'application Belair - conçue pour être compatible avec les systèmes d'exploitation mobile iOs et Android - offre au public une information géolocalisée et mise à jour en temps réel. En activant la fonction 'géolocalisation' de l'application sur son téléphone, l'utilisateur de Belair dispose en effet d'un ensemble de données à caractère scientifique recueillies par les stations télémétriques des réseaux wallon et flamand de mesure en temps réel. La Belgique en compte 63, dont 24 en Wallonie.

Pour la Flandre, c’est la VMM qui à disposition les données de son réseau de mesure de l’air.

Une fois l'application activée, la première information reçue est un indice modélisant l'état général de la qualité de l'air à l'endroit où l'utilisateur se connecte, la qualité de l'air pouvant aller d'excellente à exécrable. En quelques clics supplémentaires, davantage de détails peuvent être fournis, dont les taux de concentrations en NOx (oxyde d'azote), en particules fines, en ozone et en polluants plus locaux.

Le niveau de précision géographique est également réglable, la qualité de l'air pouvant être mesurée au niveau de la région, mais aussi d'un quartier. "Avant Belair, ces données étaient déjà disponibles sur internet mais l'application rend ces données techniques plus abordables via une présentation des informations plus ergonomique et ludique", a encore souligné Carlo Di Antonio.  

Nicolas Maeterlinck

La qualité de l'air s'améliore en Flandre

Belair sera par ailleurs "un outil d'utilité publique, permettant de communiquer aux citoyens l'atteinte de seuils limites de pollution", a ajouté le ministre wallon. Tous les utilisateurs pourront ainsi recevoir une notification instantanée sur leur téléphone, "ce qui permettra de gagner un temps précieux dans la diffusion des consignes de précaution pour la santé en cas de pics de pollution".

La contribution financière de la Wallonie au projet s'élève à un peu plus de 8.000 euros, pour un coût total de 54.500 euros.

En Flandre, la qualité de l’air s’améliore depuis 10 ans, mais les valeurs conseillées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne sont pas atteintes. "Il faut des mesures supplémentaires pour y parvenir. Pas seulement pour l’industrie et l’agriculture, mais aussi pour chaque citoyen flamand", indiquait la ministre régionale de l’Environnement, Joke Schauvliege (photo).
 

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