Nicolas Lambert

Le gouvernement flamand organise un achat groupé de voitures électriques

Les autorités flamandes veulent stimuler la vente de voitures électriques et organisent pour cela un achat groupé de ce type de véhicules plus écologiques. Mais la Fédération belge de l’automobile (Febiac) grogne : "Est-ce bien le rôle d’un gouvernement ?". A l’heure actuelle environ 1,94% des voitures sont électriques. D’ici 2020 ce pourcentage devrait grimper à 7,5%.

La nouvelle ministre flamande de l’Energie, Lydia Peeters (Open VLD, photo), organise cet achat groupé de voitures électriques via une plateforme. Car malgré une série d’incitants, le pourcentage de voitures électriques vendues en Flandre reste restreint. L’an dernier il était de 1,94%, alors que les autorités flamandes se sont fixé comme but d’atteindre un pourcentage de 7,5% de voitures électriques d’ici l’an prochain.

"Beaucoup de gens ont peur d’acheter un véhicule électrique", constate Lydia Peeters. "Via un achat groupé, nous espérons leur enlever cette frilosité et les convaincre".

"Est-ce bien le rôle du gouvernement ?"

Mais la Fédération belge de l’automobile n’est pas ravie de cette initiative. "Je pense que le gouvernement flamand a d’autres tâches à accomplir", déclare le porte-parole de la Febiac, Joost Kaesemans. "Il est important de soutenir les nouvelles technologies. Leur prix est effectivement souvent un obstacle à l’achat. Mais une voiture électrique est liée à des choses comme l’approvisionnement en énergie, l’énergie verte et la transition énergétique. Et ce sont justement des dossiers pour lesquels il reste encore beaucoup à faire".

Kaesemans estime aussi que le gouvernement ne doit pas se mêler de vente de voitures. "Beaucoup de voitures électriques sont actuellement plus onéreuses que d’autres véhicules. Un achat groupé permet de contourner cet obstacle. Mais la politique commerciale autour de la vente de voitures est davantage du ressort des marques".

Nicolas Maeterlinck