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Elections en RDC : Didier Reynders déplore "une certaine absence de transparence"

Le chef de la diplomatie belge Didier Reynders a affirmé dimanche avoir "pris connaissance" des décisions de la Cour constitutionnelle congolaise, qui a proclamé Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo comme cinquième président de la République démocratique du Congo (RDC) en rejetant le recours de l'autre opposant Martin Fayulu Madidi. Le ministre des Affaires étrangères a toutefois regretté une certaine absence de transparence" dans la manière dont le processus électoral s'est déroulé.

"J'ai pris connaissance de la décision de la Cour constitutionnelle", a-t-il affirmé, alors qu'une délégation de l'Union africaine (UA) menée par son président en exercice, le président rwandais Paul Kagame, et le président de la Commission de l'UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, est attendue lundi à Kinshasa.

"On aurait préféré que cela (le processus électoral) se passe dans un climat de transparence plus forte", a ajouté Didier Reynders. Le ministre a une nouvelle fois affirmé qu'il revenait en premier aux Congolais eux-mêmes et "à la région" de se prononcer sur la reconnaissance du caractère valide de l'élection présidentielle du 30 décembre dernier, qui était coupée à des législatives et à des provinciales.

La Cour constitutionnelle a rendu son verdict dans la nuit de samedi à dimanche malgré les appels de l'Union africaine (UA) lui demandant de "suspendre" l'officialisation des résultats. M. Fayulu a dénoncé un "putsch électoral" du président sortant Joseph Kabila avec la "complicité" de M. Tshisekedi et revendiqué la victoire avec 61% des voix.

Didier Reynders a encore exprimé son espoir de "non recours à la violence" pour régler le contentieux électoral. Il a également salué le retour de l'internet, qui était coupé en RDC depuis vingt jours.