L’université d’Anvers proposera un cours à option sur le travail bénévole

Dès la rentrée académique prochaine, l’université d’Anvers proposera un cours à option centré sur le travail de bénévole, dans le but de donner à ses étudiants une formation générale plus large. Tous les étudiants de deuxième et troisième années pourront choisir ce cours.

Dès le mois de septembre, l’université anversoise proposera une série de "matières qui élargissent les connaissances", parmi lesquelles figureront l’engagement social ou le travail de bénévole, indique ce vendredi le quotidien De Morgen.

"Les baccalauréats que proposent les universités sont centrés sur des connaissances ciblées, mais dans notre société nous devrions aussi donner aux étudiants davantage de formation générale", indiquait à VRT NWS le recteur Herman Van Goethem. "Les entreprises réclament souvent des "soft skills", des gens qui savent s’occuper d’autres personnes, et cela doit aussi être possible quand on a étudié la physique, les maths ou la philosophie. C’est pourquoi nous voulons aussi proposer à l’université des matières à option qui ouvrent l’esprit".

"L’option bénévolat s’effectuera souvent dans le cadre d’associations de la région anversoise, où les étudiants pourront aller proposer leur aide, mais pas seulement pour travailler comme bénévole mais aussi pour effectuer une étude".

"Tous les étudiants des deuxième et troisième années pourront suivre une option au choix. Ils se rendront dans un lieu de stage - une organisation ou une association anversoise -, munis d’un sujet d’étude sur lequel ils écriront ensuite un travail de fin de stage".

"Les étudiants sont demandeurs "

Herman Van Goethem (photo) a lui-même plaidé en faveur de cette matière à option, mais affirme que les étudiants en sont demandeurs. "On le voit très clairement à l’heure actuelle, comme par exemple avec les jeunes qui manifestent pour le climat. C’est fantastique. Le mouvement vient du bas, des jeunes qui façonneront l’avenir".

Le recteur songe notamment à du bénévolat auprès de l’association "Het werk der daklozen" à Anvers, qui se concentre sur les sans-abris. "Il y a aussi des organisations qui luttent contre la pauvreté. D’autres qui se chargent de rassembler des produits et de la nourriture. Il y a tellement de choses". L’an dernier, un projet pilote a déjà permis à des étudiants de travailler dans des épiceries sociales.

"Je suis convaincu que nous devons éduquer les jeunes pour qu’ils deviennent des adultes ouverts sur le monde et qui œuvrent à une société pacifique qui permette au plus grand nombre de partager", concluait Van Goethem. "C’est un élément essentiel y introduire dans l’enseignement et l’éducation".