75% des Flamands tentent de limiter leur utilisation du smartphone

Un nombre croissant de citoyens flamands s’imposent des règles pour réduire leur utilisation du smartphone. C’est ce qui ressort d’une prépublication de l’Imec.digimeter annuel, que la rédaction du nouveau programme "Facebook en Ik" (‘Facebook et moi’) de VRT NWS a pu consulter.

Mettre son smartphone en mode avion, lui refuser l’entrée dans la chambre à coucher ou désactiver les notifications. Des mesures qui vous sont familières ? Il s’agit de règles que les Flamands s’imposent de plus en plus souvent à eux-mêmes pour limiter leur utilisation du smartphone, comme le révèle le "digimeter" annuel de l’Institut de microélectronique et composants de Louvain (Imec), qui étudie l’utilisation de la technologie en Flandre.

Comparé à l’an dernier, on remarque que les Flamands recourent de plus en plus souvent à des astuces pour réduire leur utilisation du smartphone. En 2018, ils étaient 58% à le faire. A l’heure actuelle ils sont déjà 75%. Cela ne signifie cependant pas que l’utilisation du smartphone diminue effectivement. Au contraire.

A noter que plus de 35.000 Flamands ont pris part à l’enquête d’Imec.

Dans le cadre de l’émission "Facebook en Ik" qu’il présente sur la chaîne de télévision Canvas, le journaliste d’investigation Tim Verheyden a fait analyser par l’Université de Gand son utilisation du smartphone. Première conclusion : celui qui veut remédier à son addiction au téléphone doit avant tout éviter de faire "de petits trains".

Un "train" désigne une série d’applications que nous ouvrons l’une après l’autre sans y réfléchir, et sans raison. Cela commence par un nouveau message sur WhatsApp, pour passer ensuite sur Instagram et Facebook, avant de consulter sa boite e-mail et de terminer en lisant quelques nouvelles d’actualité.

C’est une habitude dont nous ne sommes pas forcément conscients et qui nous prend nettement plus de temps que nous ne l’évaluons. Et nous nous y laissons prendre plus souvent que nous ne le pensons. Une étude de l’Université de Gand révèle en effet que près de 60% de toutes les interactions sur notre smartphone sont composées de pareils "trains".

Que peut-on faire contre l’addiction au smartphone ?

En plus des règles que nous nous imposons nous-mêmes, il existe des aides technologiques pour limiter notre utilisation du smartphone. En voici quelques-unes.

1. N’utilisez les notifications que pour des messages de "personnes réelles", et donc pas pour l’appel d’applications dont vous n’avez pas réellement besoin.


2. Mettez votre smartphone en mode "gris". Les couleurs dont il peut se parer ne font en effet qu’attirer davantage l’utilisateur.


3. Sur l’écran d’accueil de votre appareil ne placez que des "outils" tels qu’un calendrier, un GPS, un appareil photo ou des notes. Les sources de distraction, comme les réseaux sociaux, peuvent être placés sur le deuxième écran.


4. Au lieu de simplement "glisser" avec le doigt vers une application, vous pouvez vous obliger à devoir taper le nom de l’application pour l’ouvrir. Ceci requiert juste assez de temps pour que vous vous demandiez s’il vaut vraiment la peine d’ouvrir l’application en question.


5. Ne chargez pas votre smartphone dans votre chambre à coucher, et certainement pas sur votre table de nuit. Achetez un réveil classique. Cela vous évitera de consulter votre smartphone même au saut du lit !

Pourquoi des applications telles que Facebook entrainent-elles une telle dépendance ? C’est ce que Tim Verheyden étudiera dans le deuxième épisode de l’émission "Facebook en Ik", à 21h20 ce lundi soir sur la chaîne Canvas et sur VRT NU.